10 novembre 2007
De retour !
Oui, je sais, j'ai été absente très très longtemps... et je suis d'autant plus impardonnable que je suis rentrée de Chine il y a plus d'un mois !
J'ai passé un excellent séjour, j'ai des souvenirs plein la tête... et les papilles.
Je vous fais un petit cadeau pour demander pardon quand même, quelques photos culinaires, prises par le photographe officiel du séjour, et je vais même faire l'effort d'y inscrire quelques mots d'explication.

Quelques galettes à la Bretonne, fourrées de pousses de soja, carottes et champignons noirs

Repas coréen : riz en cocotte de fonte et calamars sur plaque

Makis coréens, piment pour le riz, thé au blé, tofu, soja, radis et chou au piment

Des zhajiang mian, les nouilles pékinoises typiques, qui sont vite devenues le plat préféré de mon homme (du coup, on n'a pas mangé un seul gongbao jiding en presque trois semaines de voyage)

Des beignets d'aubergine farcis à la viande de porc, un délice !

Un marché aux légumes à Pingyao

De la fondue qui pique

De l'oie à la mode de Macao

Soupe miso et bol d'anguille sur riz (oui, y a plein de restos japonais en Chine, ici à Hangzhou précisément)

Une bonne glace au thé vert

Un barbecue sympa : nous choisissons nos brochettes et les grillons nous-mêmes

De supers petites boulettes de poisson

Un petit-déjeuner pas très chinois : gaufres et confiture de kiwi

Des jolis petits raviolis de Shanghai

Une espèce de brioche à la pâte de haricots rouges (pas mauvaise du tout)

Double bouillon pour la fondue (piquante pour l'homme qui a fini quasiment en larmes et a avalé trois grandes bouteilles de bière, et sans piments pour moi, merci !)

Des légumes, des nouilles, des algues et du tofu à tremper dans le bouillon.
Je garde pour une prochaine fois notre festin dans un grand restaurant spécialisé dans le kaoya, version moderne...
23 juillet 2007
Je crois que j'ai besoin d'une psychanalyse...
J'ai encore fait un rêve des plus déroutants. Je vous raconte la fin (le début était bizarre aussi, mais uniquement pour ceux qui connaissent mes amis et ma famille), et après je tente une analyse sauvage !
Donc, à la fin du rêve, je me retrouve dans un cinéma à regarder un film dont le héros, interprété par Dany Boon, est un facteur de la guerre de 14-18 qui s'est retrouvé congelé, puis décongelé à notre époque, et qui doit choisir entre deux femmes (dont une, je crois, est jouée par Michèle Laroque). Jusque là, rien de trop grave, ça ressemble pas mal au dernier épisode des Simpson que j'ai vu, mélangé à Joyeux Noël (j'ai aussi la drôle d'habitude "d'utiliser" des acteurs pour faire les figurants dans mes rêves, j'ai même fait plusieurs rêves avec un générique de fin). Ensuite, ça se corse. Dany Boon, dont le visage est couvert de gros boutons blancs et juteux, et dont les yeux ont une couleur vert émeraude intense, se retrouve dans le cinéma avec moi, et nous commençons à nous rouler un fougueux patin, parce que je suis folle de lui. C'est très intense, mais je veux m'arrêter, parce que je suis mariée, et je me sens extrêmement coupable, d'autant plus que mon mari est actuellement en Italie, et ce pour une raison très simple : ce fameux mari que je ne veux pas tromper n'est autre que la gloire des années soixante-dix, le meilleur acteur de tous les temps.... Aldo Maccione lui-même. Dieu merci, je ne sais pas si j'ai fini par succomber au charme de Dany Boon, car ma soeur m'a réveillée d'un habile coup de sonnette !
Tentative de psychanalyse sauvage :
Tout d'abord, certains points semblent pouvoir être élucidés par ma vie de tous les jours : le cinéma, c'est l'endroit où mon homme bosse, donc il semble assez logique qu'il soit là, les yeux vert émeraude de Dany Boon, c'est sans doute parce que j'étais en pleine lecture d'Harry Potter, et l'Italie, c'est sans doute parce que je connais deux couples qui y sont en ce moment même.
Passons maintenant aux points intéressants, et formulons des hypothèses.
1) Aldo Maccione est en réalité mon homme. Je ne vois pas vraiment de ressemblance, ni physique ni morale, mais soit, admettons... Sachant que mon inconscient a choisi deux comédiens comiques et qu'aucun des deux ne me plaît, ni ne me fait rire. Moi, j'aime les grands bruns élancés et mystérieux, m....e ! Maintenant que j'y réfléchis, j'ai toujours craqué pour les grands bruns, si possible un peu androgynes (tout à fait Aldo, ça), à commencer par mon propre cousin qui avait à l'époque le double de mon âge (trois et six !), puis quand j'avais sept, huit ans, par le cousin de mon père (qui ressemblait pas mal à Jean-Jean Goldman), et la seule personne que j'ai jamais laissé copier sur moi en classe était mon charmant grand brun de voisin d'anglais qui se fichait bien de moi, soit dit en passant. Et puis mon homme, avec son mètre presque quatre-vingt-dix, son allure dégingandée, ses cheveux longs et son air timide.... donc rien à voir avec Aldo ! A moins que ce ne soit pour me dire que ça y est, j'ai réglé mon Oedipe (mon père fut aussi un grand brun longiligne qui portait les cheveux longs!), je suis une grande fille ! Donc si Aldo Maccione est mon homme, maintenant il faut savoir qui ou quoi est Dany Boon ? Quelqu'un dont je serais secrètement et inconsciemment amoureuse ? Ce serait trop évident.
Repartons sur plusieurs hypothèses danyboonesques : soit c'est mon amie Lili qui arrive demain matin et qui donc me détournera de mon homme pendant quelques jours (et avec laquelle j'ai aussi échangé un baiser torride dans un autre rêve, je peux le dire, elle ne lit pas le blog ! mais mon homme si, zut!), soit c'est mon boulot, qui me prend trop de temps (mais en ce moment ce n'est pas vraiment le cas), soit c'était Harry Potter qui allait me prendre plusieurs heures, à tour de rôle avec mon homme (mais ça y est, je l'ai fini ce soir), soit c'est la Chine, mon autre grande histoire d'amour, que je vais rejoindre avec mon homme en septembre si tout se passe bien...
2) Aldo Maccione, c'est le DEVOIR : le boulot, les factures, le ménage, mes élèves, et Dany Boon, c'est la journée que je vais passer vendredi au festival d'Avignon, et les heures que je vais grapiller pendant la semaine, et les cours que j'ai reportés, et je culpabilise à l'idée qu'un client potentiel puisse tenter de me joindre sans succès.
3) Les boutons sur le visage de Dany Boon symbolisent la jeunesse, Aldo Maccione la vieillesse : je suis encore sous le choc d'avoir été vouvoyée par le copain de ma cousine (il doit avoir 20 ou 22 ans, c'est pas comme si j'avais l'âge d'être sa mère !) et en plus, mon oncle a dit à son fils, mon cousin donc, qui a tout juste 17 mois : "dis au revoir à tata !". Je suis sa cousine !!!!!!!!!!!!!!!!!! Non mais. Donc, si j'embrasse un Dany Boon tout plein d'acné avec les yeux du jeune Harry Potter, et congelé en plus, je me trouve du côté des jeunes plutôt que de celui des vieux !
4) Quatrième et dernière hypothèse, tout à fait compatible avec les trois autres : je suis complètement à la masse.
J'attends vos suggestions
26 juin 2007
J'ai été taguée (taggée?)
Comme beaucoup d'entre vous, j'ai été taguée, et ce par la très chaleureuse Vanessa, qui se livre de manière très poétique dans son blog. Rassurez-vous, ce n'est pas douloureux !
La règle : Les tagués doivent écrire sur leur blog 7 confidences à leur propos, ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer sur votre blog. Vous laissez alors sur leurs 7 blogs, un commentaire leur indiquant qu’ils ont été tagués et les invitant à lire votre blog.
Comme vous le savez, je suis extrêmement discrète et pudique, la preuve, je raconte ma vie à tout le monde sur ce blog !
Il va donc falloir que je révèle des choses inconnues sur moi (bon, on va dire "inconnues de ceux qui ne me connaissent pas en vrai")
Allez, au boulot !
1. Je suis de bonne humeur quasiment tout le temps, j'ai énormément de mal à faire la gueule, même si j'en ai envie, et je souris presque continuellement ! Je m'énerve, je râle, je crie, à la rigueur je pleure un bon coup, mais je suis incapable de me taire plus d'une heure. Je rigole souvent toute seule, même en pleine rue, ce qui me donne évidemment l'air très intelligent (et vu que je suis plutôt maladroite, je suis la première à m'esclaffer quand je me ramasse de tout mon long sur le sol....)
2. Pour entretenir mes accents étrangers, je parle toute seule. En général, dans ma voiture, ou dans la salle de bain. Je déblatère pendant de longues minutes sur des sujets divers, en chinois ou en anglais, et en faisant les questions et les réponses. Ca donne aussi l'air intelligent quand je m'arrête au feu rouge.
3. Jusqu'à il y a encore peu, j'étais extrêmement timide. Attention, ça prenait des proportions ridicules :
- mon institutrice m'a gardé exprès trois ans dans sa classe (du CE1 au CM1) mais au bout de trois semaines de CM2 avec ma nouvelle instit (que je connaissais quand même bien), je n'ai pas osé demander à aller aux toilettes....
- vers l'âge de 11 ans, j'ai passé plusieurs heures sous la table de la salle à manger, parce que ma grand-tante et mon grand-oncle devaient passer avec le grand garçon de 15 ans (effrayant donc) qu'ils gardaient.
- j'ai passé presque tous mes minuits de réveillon jusqu'à mes 15 ans à moi... aux toilettes, pour éviter les bisous (bon, ça c'est plutôt parce que j'aimais vraiment pas ça)
- en troisième, j'ai fondu en larmes en classe parce qu'on devait jouer un petit bout de scène de théâtre de rien du tout devant toute la classe (alors que j'étais tout à fait capable de faire des exposés, mais bon...)
- en terminale, je me suis retrouvée un jour seule à une table à la cantine, et là, un groupe de profs est venu s'asseoir. J'ai fini mon dessert à toute vitesse, ai renversé mon plateau dans la précipitation, et me suis enfuie dans la pinède, en larmes encore !
- à la fac, mon directeur de mémoire a eu la malencontreuse idée, un jour en début de cours, de me dire la phrase suivante : "Je voudrais vous voir à la fin du cours, j'ai une proposition à vous faire, honnête, bien sûr". Pourquoi a-t-il ajouté "honnête, bien sûr" ? Et la sacro-sainte relation élève-professeur ? Du coup, j'ai piqué un fard, et ce quasiment à chaque fois que je le voyais (c'est à dire très souvent), et je suis sûre que si je le croise maintenant ce sera pareil. A la réflexion, c'est le cas avec à peu près tous mes anciens(nes) profs, à des degrés divers...
Mais je vous rassure, depuis quelques années, ça va beaucoup beaucoup mieux question timidité (sauf avec les profs, c'est vrai)!
4. Il paraît que tout le monde ressemble plus ou moins à un animal. Moi, l'animal auquel je ressemble le plus, c'est l'autruche : une petite tête sur un long cou sur des grosses fesses sur des grandes jambes sur des grands pieds....
5. Je fais beaucoup de rêves, et aussi beaucoup de cauchemars. Des cauchemars vraiment horribles, et le pire c'est qu'au lieu de me faire torturer, poursuivre ou tuer (ce qui arrive, mais est somme toute assez classique) le plus souvent, le bourreau, c'est moi. Une nuit, je devais avoir six ou sept ans, et j'étais en vacances chez mes grands-parents, quand j'ai rêvé que je plantais un couteau à beurre dans le crâne de mon frère, je sentais vraiment la lame s'enfoncer dans l'os, c'était horrible.... J'ai souvent tué à coups de couteau, mais la plupart du temps c'est bien plus imaginatif : "poussage" dans l'escalier, emmurement, étouffement à coups de boulettes de papier... Vous croyez qu'il faut que je me fasse psychanalyser ?
6. Entre l'âge de 10 et disons 14 ans, j'avais des saignements de nez terribles. Ca a commencé une nuit d'été, et le matin au réveil, je suis tombée dans les pommes pour la première fois (depuis, j'ai récidivé relativement souvent). Mon nez gouttait parfois des heures durant, et je me réveillais sur un oreiller tout rouge, les cheveux collés, avec un mal à l'estomac terrible et une grosse envie de vomir (le sang est dur à digérer). Je prenais des ampoules, des mèches cautérisantes recouvertes de pommade, et rien n'y faisais, le sang coulait à travers la mèche jusque dans mon verre...
7. Je suis rapide. Attention, pas à la course, mais pour plein d'autres choses. Je lis vite, je mange vite, je travaille vite, je comprends vite, et surtout je PARLE vite. Je vois souvent mes élèves me regarder d'un air interrogatif quand je dépasse les bornes, et mon père me fait souvent répéter (mais il a une explication qui me convient tout à fait : je réfléchis tellement vite que ça sort vite). Attention, j'ai dit vite, pas bien ! (Généralement je parle vite et je regrette encore plus vite d'avoir parlé, dieu merci, les gens oublient vite, alors que pour ça, je suis très très longue...)
Bon allez, il faut que je donne la liste des prochains à s'y colleter :
Mel (allez au boulot ma grande, même si je connais presque tout de toi !)
Porte-plume (pas beaucoup de messages en ce moment...)
Stéphanie (c'est un peu à cause de toi que je me remets à blogger)
Jade (parce que tu m'intéresses, tout simplement)
Loukoum (parce que moi aussi, j'aime bien la Bande à Bonnaud, même si je ne peux plus écoute la radio dans la voiture)
Anne (parce que j'aimerais bien te voir te dévoiler un peu, mais si j'habitais à Bali, j'aurais sans doute autre chose à faire !)
Manouche (parce que ça fait longtemps qu'il n'y a plus de billet sur ton blog, et que ça me manque !)
Bon, ça m'embête un peu de vous demander ça, vous n'êtes pas obligées de vous y soumettre !
25 juin 2007
Parlons un peu sérieusement
Suite à la demande de Stéphanie, je vais vous parler un peu de mon travail. Je suis donc traductrice, métier qui, je le rappelle, consiste à traduire des textes d'une langue (l'anglais ou le chinois dans mon cas) dans une autre (le français). Cela fait maintenant dix mois que j'exerce, et ça commence à bien marcher, en moins de temps que je n'aurais pensé (il est vrai que j'ai un caractère extrêmement pessimiste).
Quels types de textes traduis-je ? Un peu de tout en fait : sondages, plaquettes, sites webs commerciaux, guides touristiques, études de marché, diplômes, beaux livres, articles de journaux...
Au cas où une carrière de traducteur(trice) freelance vous tenterait, voici un petit récapitualtif des avantages et des inconvénients de ce noble emploi... On commence par le négatif :
- la prospection : au début, on passe énormément de temps à chercher des clients (heureusement, il existe plusieurs sites qui se chargent de mettre clients et traducteurs en relation)
- la comptabilité et les tâches administratives : évidemment, à la fac, personne ne prend la peine de vous expliquer comment s'enregistrer à l'urssaf, quel statut juridique choisir, quels tarifs appliquer...
- la solitude : le passage suivant doit vous tirer des torrents de larmes. Vous êtes toute seule chez vous toute la journée, sans un collègue avec qui boire le café, sans chef de qui se plaindre, sans ragots ni commérages, et la perspective d'aller acheter le pain, et donc de rencontrer d'autres êtres humains, vous emplit de joie...
- l'auto-discipline : pas de chef sur le dos = je fais ce que je veux = j'ai envie de finir mon bouquin ou d'aller faire les boutiques ou d'écrire sur mon blog au lieu de faire mon boulot = je ne rends pas ma trad à temps = mon client ne paie pas = je ne paie pas mon loyer = je suis à la rue ....
- les délais : par un étonnant hasard, les clients (entreprises, particuliers, mais surtout agences de traduction) ont toujours besoin de leurs traductions le plus vite possible, alors que pour les paiements, un délai de 30, voire 45 jours, est tout à fait normal...
- la gestion du temps : une semaine on bosse dix heures, la semaine suivante soixante-dix, et on ne sait jamais quand le boulot va tomber. Les clients, évidemment, envoient tous leur texte vendredi à 16h pour le lundi suivant à 12h.
- les textes à traduire : il arrive qu'ils soient super intéressants, bien écrits et facilement compréhensibles. Mais la plupart du temps, surtout pour les textes écrits en anglais, c'est un ignoble charabia : tout le monde croit qu'il sait écrire l'anglais et donc tout le monde l'écrit. Quand je dis monde, je pense bien évidemment à la planète : ce que je veux dire c'est que les allemands, les coréens, les français (!!) et autres ressortissants de pays non-anglophones, écrivent en anglais. Et oublient les verbes, les règles de grammaire, la concordance des temps... sans oublier toutefois les pléonasmes, les répétitions, les emprunts à leur propre langue, les tournures lourdes et difficilement compréhensibles, voire les erreurs de logique (pourcentages improbables, unités de mesure qui n'existent pas...). Bien évidemment, ce n'est pas parce que le texte source est mal écrit et illogique que vous pouvez rendre un texte cible présentant les mêmes défauts. il faut donc comprendre ce que l'auteur pouvait avoir en tête et le rendre dans un français aussi correct et précis que possible.
- le plaisir de lecture : ben oui, on est déformé professionnellement. Je pestais déjà quand je trouvais des coquilles et autres fautes d'orthographe dans les livres, maintenant je ne peux pas m'empêcher de traquer les contresens ...
- les yeux : au bout de plusieurs heures passées sur un ordi, ils souffrent !
Bon, allez, on passe aux aspects positifs :
- la solitude : personne ne vient vous embêter, vous êtes peinard ! En plus, citez-moi d'autres métiers (honnêtes) où on peut bosser en petite culotte, en peignoir ou en pyjama (ou même nue si on veut), discuter au téléphone avec sa soeur, prendre son petit déj, récupérer les colis de la factrice et donc éviter de faire la queue à la poste, choisir ses horaires (mon homme travaille jusqu'à 22h30, ben moi aussi, j'ai une insomnie, ben je peux bosser une heure ou deux), mettre la télé ou la radio, faire autant de pauses-pipi qu'on veut, prendre sa douche deux heures APRES avoir commencé de travailler...
- la "paie" : si on fait le calcul par heure, ça peut monter très haut (mais bon, y a des mois avec et des mois sans...)
- la diversité : je traduis dans des domaines extrêmement variés, donc j'apprends plein de trucs intéressants et j'aime bien ça !
- la difficulté : ben oui, il y a un vrai plaisir à se sortir d'une phrase super compliquée, à trouver la formule qui sonne bien, le mot juste, à démêler l'écheveau d'une phrase chinoises de cinq lignes pleines de subordonnées, à trouver quels mots peuvent se cacher sous les sigles les plus obscurs...
- la mobilité : du moment que j'ai accès à internet, je peux bosser de n'importe où !
Il doit y avoir bien d'autres aspects à développer, mais là mon cerveau commence à ramollir (et j'ai une trad à rendre pour demain !), je referai un petit point si d'autres idées me viennent.
20 mai 2007
Des nouvelles et un peu de cuisine
Oui, je sais, j'ai un peu abandonné ce blog et certains de ses lecteurs s'en sont d'ailleurs plaints...
Alors voici un petit résumé de mes activités depuis plus d'un mois...
J'ai fêté les 31 ans de mon homme, dormi au moulin de la Pipe à Omblèze (on ne rit pas), découvert au retour que mon deuxième outil de travail (mon ordinateur) sans lequel le premier (mon cerveau) est assez inutile, m'avait lâchée, décroché deux beaux contrats de traduction (dont un sur un malentendu), acheté un ordinateur portable, voté, passé une soirée et une nuit très sympa à Montpellier, passé une petite semaine dans le Puy-de-Dôme chez mes grands-parents, semaine pendant laquelle j'ai descendu le Massif du Sancy à pied, abusé de la gentillesse du personnel de l'office du tourisme d'Orcival, regardé Plus belle la vie, Des chiffres et des lettres, Télématin, Questions pour un champion et autres réjouissances télévisuelles, regagné mes pénates, retrouvé mes élèves, fêté l'anniversaire de ma copine Chris, voté, fêté le départ de mon cousin Julien pour la Nouvelle-Zélande, me suis remise à l'aérobic, fêté l'anniversaire de mon copain Vincent, organisé une mini-sortie éducative (ciné repazs chinois) avec deux de mes élèves, endossé une tenue (et une coiffure) disco pour fêter l'anniversaire d'une copine de boulot de mon homme (et ce jusqu'à quatre heures ce matin même...), repris un peu la calligraphie chinoise....
Côté cuisine, j'ai trouvé la vinaigrette ultime (enfin ma préférée du moment), et comme je suis gentille, je vous donne ma recette :
- une cuillère à soupe de ketchup
- une cuillère à soupe de vinaigre de cidre
- une cuillère à café d'huile d'olive
- quelques gouttes de sauce maggi
- trois gouttes de tabasco
- une cuillère à café de caramel liquide
- une cuillère à soupe d'eau chaude
Il suffit de tout mélanger et c'est délicieux avec une petite salade soja-carottes-champignons-mâche ou un petit flan de thon...
Il faut vraiment que je me remette à écrire, mais comme je suis coincée sur l'ordi presque toute la journée à bosser dessus, je n'ai plus tellement envie de m'y remettre pour le plaisir !
04 avril 2007
Non seulement je suis exaspérante, mais en outre, je suis stupide!*
Je reprends la suite de l'histoire : je viens de m'apercevoir que je n'avais fait aucune faute ! Ben oui, tout à coup, l'illumination : le mot que j'ai employé peut être masculin ou féminin, et je le sais pertinemment en plus.
Mais ce serait trop beau si je n'avais pas fait quelque chose de stupide : envoyer un petit merci par retour de mail avec une petite excuse pour avoir fait une grosse faute ! Maintenant, ma consoeur va sûrement passer trois minutes à chercher une faute qui n'existe pas et qui est simplement un effet de ma parano du matin...

*Les latinistes et les sinisants apprécieront la tournure du titre : non tantum ... sed etiam ou 不但... 而且...
Je suis exaspérante !
Déjà, merci à toutes pour vos commentaires très sympas, promis, je ferai plus de dessins sur mon blog. D'ailleurs, si ça continue comme ça, je vais avoir du temps pour en faire, des dessins...
Je m'énerve. Si je m'écoutais, je me mettrais des baffes...
Quand j'ai vraiment envie de faire un boulot, ou quand je sais qu'il faut que je fasse attention, j'ai tendance à tout planter.
Exemple type : en temps normal, je ne fais pas de fautes d'orthographe, même si je suis assez douée pour faire des coquilles, mais je relis de toute façon. Quand j'envoie des mails à des amis, ils sont "nickel" (et je les engueule parce que les leurs sont bourrés de fautes, quelle garce !)
Mais quand j'envoie un mail à une traductrice qui me propose un boulot très intéressant et que j
e suis tout à fait capable de faire, je fais une faute ENORME, une de celles qui me feraient dire : "celle-là, il est hors de question que je l'engage !". D'autant plus que j'avais envoyé ledit mail pour expliquer que je m'étais trompée dans mon devis...
Comment j'ai pu me tromper en faisant une addition .... rrrrrrrrrrrhhhhhhhhhhhhhaaaaaaaaaa.... j'enrage !
Ca me rappelle la fac : tous les profs étaient très sympas sauf une, qui était une espèce de dragon... Systématiquement, je faisais une grosse faute dans ma copie ! Et dès que j'envoie un CV par mail, j'oublie la pièce jointe... donc je renvoie un autre mail en m'excusant, ce qui me donne l'air stupide avant même que j'aie pu commencer à bosser.
Et puis d'abord, je déteste faire des devis : mes parents m'ont appris que ce n'était pas beau de demander.
Il y a une agence pour qui je bosse qui est parfaite pour ça : elle m'envoie un petit mail avec le tarif qu'elle propose, et je n'ai qu'à accepter ou refuser. Et dès que le travail est fait, j'ai une note sur dix, comme ça je suis rassurée sur la qualité de ma trad (et c'est comme si j'étais à l'école !).
Ah l'école.... si j'avais pu, j'y serais restée toute ma vie !

Vous remarquerez que je porte des lunettes et un peignoir : normal, c'est le matin ! Comme ça je vais stresser toute la journée, et puis passer la semaine à râler sur ce contrat loupé...
01 avril 2007
La gourmande solitaire # 2
Je vous remets le début en noir et blanc, c'est plus joli, et la fin. Je sais, ce n'est pas très long, mais je m'amuse beaucoup plus à écrire qu'à dessiner, même si le dernier dessin ne m'a pris que quelques minutes, ça fait trop de boulot !
Pour la recette, c'est de la triche : j'ai acheté un paquet d'assaisonnement pour Mapo doufu tout prêt : j'ai simplement découpé mon tofu et une tomate en cubes, je les ai mélangés avec la sauce dans un bol, j'ai bien fait chauffer ma plaque en fonte avec un peu d'huile d'arachide (un peu comme quand on fait des crêpes), hop, trois minutes et c'est prêt !
30 mars 2007
La gourmande solitaire # 1
Parfois, un problème matériel peut faire faire beaucoup de boulot. Après avoir transféré des photos sur mon ordinateur, j'ai oublié d'éteindre l'appareil photo et sa batterie s'est déchargée. Donc, pas moyen de photographier mon mapo doufu sur plaque.
Au début de l'année, ma bonne résolution était de me remettre à dessiner sur ce blog : je me suis dit que j'allais dessiner mon plat. Mais juste un dessin de plat, c'est bof bof. Donc, j'ai fait un petit pastiche du Gourmet solitaire, ce fantastique manga que j'ai adoré, où il ne se passe quasiment rien, le héros se contentant de décrire ce qu'il mange (achetez-le, c'est génial!).
Evidemment, je ne sais pas assez bien dessiner pour faire un vrai pastiche, mais j'aime bien le style d'écriture aussi, donc voici le premier dessin d'une petite série (oui, ça m'a pris trois heures pour le premier, donc un par jour, ça suffira !).
Au fait, il faut lire de droite à gauche !
24 mars 2007
Petite séance de reféminisation
Aujourd'hui, je suis allée chez le coiffeur...
... normalement, moi, chez le coiffeur, j'y vais jamais. J'aime pas qu'on me tripatouille la tête. Je ne vais jamais chez l'esthéticienne non plus, j'aime pas qu'on me tripatouille la figure, et qu'on me vaporise de l'eau chaude dessus, et que je me retrouve rouge comme un cynorhodon*...
Mais cette semaine, j'ai tenté une opération de reféminisation.
Figurez-vous que mon homme était en stage toute la semaine (je ne vous l'ai pas dit plus tôt, parce qu'on ne sait jamais, si un psychopathe quelconque l'avait su et était venu me trucider pendant que j'étais toute seule chez moi...). Donc, j'ai passé du temps avec ma petite soeur, et avec certaines de mes tantes (je suis plutôt bien pourvue en tantes), et avec les filles, on parle de trucs de filles.
D'où l'opération reféminisation.
Non pas que je ressemble un tant soit peu à un membre de la gent masculine. Mes attributs féminins sont même reconnaissables de loin, et j'avoue être allergique au port du col roulé, lui préférant de loin le décolleté plongeant, auquel il me faut renoncer la plupart du temps parce que je donne des cours particuliers, et que sur mes neuf élèves, je n'ai que deux filles, il me faut garder un minimum de retenue, au moins dans ma tenue vestimentaire.
Je disais donc que, oui, même de loin, et même pour quelqu'un qui serait aussi myope que moi, j'ai l'air d'une fille. Mais en revanche, depuis que je suis petite, il y a plein de trucs de filles que je ne supporte pas : les minauderies, les j'te cause, j'te cause plus, le saut à la corde et à l'élastique, la salade verte, passer des heures sur une serviette à bronzer, regarder des films romantiques poisseux... Et il y a plein de trucs de garçons que j'aime bien : nager jusqu'à la bouée, raconter des blagues (et même des blagues salaces, et même que j'en connais plein), lire des romans où des guerriers mangent le coeur de leurs ennemis... en plus, j'aime bien les insectes (pour les regarder, et même pour les manger!).
J'aime pas mettre de la crème, je mets du parfum quand j'y pense (c'est à dire extrêmement rarement), je n'ai pas utilisé d'après-shampoing depuis des années, ça ne me dérange pas de me salir (je me lave après), et je me fiche totalement de mes cheveux...
Mais revenons-en à cette opération de reféminisation. Ca a commencé lundi. Mon homme était parti, emportant avec lui le tube de dentrifice et le déodorant... Je suis donc allée faire trois courses, et j'ai acheté, outre les indispensables déodorant et dentifrice, du shampoing.
Mais attention, pas mon shampoing palmolive ordinaire supper rapport qualité prix dans une grosse bouteille qui dure plus d'un mois, non, un shampoing de fille, avec du henné dedans, pour avoir les cheveux qui brillent comme dans les pubs où ils inventent des mots barbares.
Après, ça a été l'escalade.
Vendredi matin, je suis allée faire un tour dans les magasins, parce qu'il me fallait à tout prix une jupe en jean.
J'ai même acheté un haut pour aller avec (et quelques petits trucs pour mettre dessous).
L'après-midi même, j'ai acheté des collants pour pouvoir porter cette fameuse jupe, laissant mon frère, ma soeur et ma petite nièce s'endormir sur mon canapé (j'avais reçu, alors même que je signais un chèque pour payer mes nouveaux vêtements, un coup de fil de ma soeur dont je ne résiste pas à vous faire part ici :
- Salut, ça va?
- Oui, ça va et toi? Tu rentres quand à Dijon?
- Je sais pas encore. Tu peux venir me chercher, je mange chez toi à midi."
Prenez-en de la graine si vous ne savez pas comment vous faire inviter.)
Cet après-midi, en revenant du boulot, une idée folle. Je suis allée chez le coiffeur.
Et personne ne m'a forcée. J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai poussé la porte. Une demoiselle très sympathique m'a tripatouillé les cheveux, m'en a viré une bonne quinzaine de centimètres, m'a fait la morale comme l'aurait fait le dentiste si je n'étais pas venu le voir pendant dix ans, m'a séché, m'a mis un truc qui pue dans les cheveux et a pris mon chèque.
Et comme si ça ne se suffisait pas, je suis retournée dans les magasins. J'ai acheté ... du vernis à ongles, pas incolore, non, un rosé et un brun à paillettes, et du dissolvant, et des cotons à démaquiller. Et j'ai fait un tour en parapharmacie pour acheter du démaquillant et même du baume à lèvres. Et j'étais contente qu'on me refile des échantillons de crème** et de fond de teint.
Je commence à m'inquiéter.
* si vous ne savez pas ce que c'est, tapez sur google, il a deux autres noms, dont un beaucoup moins joli, mais beaucoup plus fréquent dans l'usage que je viens d'en faire.
** j'aurais pas dû me réjouir trop vite : la crème bio peaux sèches framboise cacao et camélia, ça pue encore plus que la laque de la coiffeuse, et en plus, ça tire la peau ! Hyper désagréable...





