30 novembre 2008
Les envies.... la suite
Je n'ai pas encore repris le réflexe de photographier mes plats, de toute façon en ce moment, je n'innove pas...
Enfin si, j'innove un peu, mais je ne suis pas sûre que ça plaise à tout le monde, ni même à qui que ce soit (encore que ma salade tomates-avocats-pamplemousse-kiwi ait fait l'unanimité, alors que certains avaient des a priori défavorables).
Parce que bon, niveau envies bizarres, ça continue. Et je me rends compte que j'en avais oublié la dernière fois.
Par exemple, dans le côté "pas envie du tout", j'ai commencé par détester les yahourts qui avaient le mauvais goût d'être à autre chose qu'au yahourt. J'ai douté de la date de péremption de ceux achetés par l'homme, dans des jolis pots en terre cuite (que j'ai appréciés, eux) avec des parfums type noisette, chocolat... Et même sans parler de chocolat ou autre ingrédient un peu lourd, j'étais incapable d'avaler la moindre cuillerée de yahourt à la fraise ou à l'abricot.
J'ai eu envie de Toblerone, mais à peine avais-je croqué un triangle que je m'écriai : Beurk ! Il est périmé ! C'est immangeable !... Ce qui n'a pas posé le moindre problème à l'homme, qui a pu avaler tout le reste.
J'ai aussi fait une fixation sur le poisson à la bordelaise, vous savez, le poisson congelé que les parents aimaient bien faire quand on était petit, et que personnellement je n'avais plus mangé depuis au moins 10 ans... ben là, ça a été une fois tous les deux-trois jours pendant deux semaines.
J'ai aussi voulu manger des raviolis en boîte. Bon, l'envie est vite passée : j'ai ouvert la boîte, je l'ai fait gratiner au four avec du gruyère râpé, nous nous sommes attablés, nous avons mangé pour en arriver à la conclusion que les raviolis en boîte, c'est vraiment dégueulasse, et qu'on avait bien raison de ne jamais en manger !
J'ai eu une période pâté, au petit-déj et au goûter surtout, mais j'ai vite arrêté de peur de prendre trop de poids (oui, on nous stresse, nous pauvres femmes enceintes, alors que finalement je n'ai presque pas grossi, 6-7 kg en 8 mois, c'est pas énorme, mais faut dire que j'avais quelques réserves au départ... qui se sont déplacées au niveau de mon abdomen de manière assez impressionnante, il faut bien l'avouer).
J'ai mangé beaucoup de réglisses, mais ça ce n'était pas de ma faute, mais celle d'Halloween, parce que j'attendais des hordes de petits voisins ensanglantés, et tout ce que j'ai eu, c'est un groupe de 4 petites filles... Il a donc fallu que quelqu'un se dévoue pour manger les rouleaux (même si j'ai été maligne sur ce coup-là, j'en ai apporté une bonne partie chez mon frère).
Après la période 4 kiwis par jour minimum, j'ai eu désespérement envie de sorbet à la pêche. Eh bien, il faut savoir que ce n'est pas facile à trouver en cette saison, et que je me suis donc retrouvée avec du sorbet à l'abricot, un peu déçue quand même mais pas désespérée (ma période "je fonds en larme à la moindre contrariété" étant heureusement terminée depuis quelques semaines).
J'ai eu quelques envies impossibles à assouvir pour cause de "on ne sait jamais, normalement ça ne craint pas, mais faut pas prendre de risques", notamment quand mon frère m'a ramené un quart de St-Nectaire fermier, le meilleur fromage du monde, de chez mes grands-parents... Ou quand j'aurais bien réessayé le petit-déjeuner tardif qu'on prenait avec mon père au retour du marché de La Teste, à savoir des huîtres et des samoussas (bon, les samoussas, j'aurais pu, mais sans les huîtres, c'est moins marrant). D'ailleurs, j'ai fait savoir à mon homme que j'aimerais bien qu'il me ramène une bonne demi-douzaine d'huîtres bien grasses et du roquefort (parce qu'ici il est impossible de trouver un bon St-Nectaire) pour mon premier petit-déjeuner à la maternité, mais je crois qu'il ne m'a pas prise au sérieux, le bougre.
Et j'ai trouvé un nouveau truc avant-hier, un truc en plus, un truc tabou... roulements de tambour... le sandwich brie-confiture de framboise, avec beaucoup de brie (au lait pasteurisé of course) et beaucoup de confiture (avec des petits pépins qui croquent sous la dent). C'est tout simplement fabuleux. Sauf que la pointe de brie n'a duré qu'une journée. Heureusement il me reste de la confiture. Je sens que le gouda va y passer.
31 octobre 2008
Kiwis ! Kiwis ! Kiwis !
Non, ce n'est pas un hommage à la Nouvelle-Zélande que je vais écrire ici, je compte simplement partager avec vous mes envies de femme enceinte !
En fait, au départ, je n'y croyais pas trop à ces fameuses envies de fraises au milieu de la nuit, je pensais que c'était psychologique, que c'était exagéré etc...
Et puis j'ai préparé un beau buffet asiatique pour l'anniversaire de mon homme. Et je n'ai presque rien mangé (les nausées matinales, c'était plutôt le soir pour moi, même si heureusement, c'étaient simplement des nausées, qui ne sont pas allées "jusqu'au bout"...). J'ai caché mon assiette remplie de fraisier pour que personne ne s'aperçoive que je l'avais laissé intact (on ne l'avait pas encore dit à notre entourage), parce que même si je ne raffole pas du fraisier, comme je suis bien élevée, je mange ce qu'il y a dans mon assiette.
Et le lendemain, et le surlendemain, je me suis jetée sur les pousses de soja restantes comme la vérole sur le bas-clergé (j'adore cette expression !), je me suis même fait des sandwiches avocat-soja, comme ça, sans rien d'autre.
Toujours à cause des nausées, pensai-je, mes repas ont consisté en purée-jambon (avec différents légumes), coquillettes au beurre, vermicelles au bouillon, pendant de longues semaines (enfin, surtout longues pour l'homme).
Et puis, j'ai commencé à boire du jus de tomate. Tous les jours. Avec beaucoup de tabasco et du sel au céleri. Jusqu'à ce que je ne puisse plus du tout le supporter.
Et à ajouter du ketchup épicé dans tous mes plats.
Et à ne plus supporter du tout le chocolat.
Ni la salade (j'ai même recraché de la roquette dans la poubelle).
Un soir je suis allée faire les courses pour le dîner, et quand j'ai vidé mon cabas, j'ai découvert : une bouteille de jus de carotte, une boîte de "bébés carottes", de la purée de carotte surgelée, et c'est à peu près tout. J'ai ouvert la bouteille de jus, j'en ai bu à peu près un tiers cul sec, et je n'y ai plus jamais touché.
J'ai aussi eu une passion dévorante pour les filet o'fish de MacDo. Je salivais dès qu'on passait devant le fast-food. Alors que j'étais incapable de cuisiner du poisson parce que ça sentait trop fort (j'avais du mal avec la viande rouge aussi...).
J'ai eu une période Cacolac. Et c'était casse-pied, parce qu'il n'y en a pas dans tous les bars.
Je suis allée voir Kung-fu Panda au cinéma. Et je suis ressortie en courant à la fin du film pour acheter un banh bao (une brioche à la vapeur fourrée à la viande, entre autres). Et il n'y en avait pas. Le lendemain, j'ai réussi à en acheter un au marché. Les jours suivants j'ai testé ceux du resto vietnamien où je vais le plus souvent, et ceux de la galerie marchande de l'hypermarché du coin (les meilleurs, j'en salive encore). Et quatre jours après, ça allait mieux.
Et j'ai re-aimé le chocolat. Comme ça, d'un coup, un après-midi. J'ai envoyé l'homme acheter du chocolat au lait aux noisettes entières. Et il a ramené du chocolat au lait aux éclats de noisette. Je n'ai pas pleuré.
Je n'ai pas pleuré non plus quand on m'a dit qu'il n'y avait plus de tagine de veau aux artichauts, pourtant j'étais allée au resto quasiment pour ça.
Et en ce moment, ma passion, mon vice : les kiwis.
Au petit-déjeuner et au dessert. Et j'ai parfois envie de ne manger que ça. Et c'était le cas ce midi. J'ai quand même mangé mes spaghetti, puis j'en ai mangé... quatre. Et maintenant j'ai mal à l'estomac.
12 octobre 2008
Parasitée !
Non, ce titre énigmatique ne dissimule ni un tag ni un ténia, mais une petite histoire...
Figurez-vous que l'homme et moi-même, après plusieurs années d'entraînement assez intensif (nous faisons partie de ces couples voués à l'échec qui se sont rencontrés bien trop jeunes, à savoir 15 ans pour moi et 18 pour lui...), avons décidé de pratiquer pour de vrai et sans protection.
Et après plusieurs mois d'entraînement tout aussi intensif, en conditions réelles, mais sans résultats tangibles, nous avons enfin réussi...
C'était, selon les estimations de plusieurs spécialistes, le 24 mars, date mémorable s'il en est, qui a vu... rien du tout a priori (y-a-t-il eu un événement important un 24 mars ? pffff... ai-je envie de vous répondre les épaules tombantes et les yeux levés vers le ciel).
Ce qui veut dire, que, si tout continue à bien se passer, le 24 décembre devrait être une date encore plus mémorable, pour nous surtout, quoiqu'il me semble qu'un événement d'importance a lieu tous les 24 décembre depuis deux millénaires pour une communauté plus large que nos deux familles et amis réunis, mais lequel ? mystère...
Enfin, c'est le jour où devrait s'époumoner pour la première fois le fruit de nos entrailles... alléluia, fruit qui est en partie la raison de mon laconisme des derniers mois sur ce blog.
Quant à ceux qui s'étonneraient toujours de mon titre peu poétique, j'aimerais leur demander comment on appelle un organisme qui s'installe dans un autre, lui pique sa bouffe et tous ses nutriments, le rend malade et dans l'incapacité presque totale de se soigner, l'empêche de dormir et/ou de se réveiller, et finit par le déchirer en des endroits peu nommables ici avant de s'installer dans sa maison pendant 18 ans si on a de la chance, 42 si on en a moins ?
Et pouvez-vous me dire comment on appelle deux inconscients qui décident sciemment d'introduire ce parasite dans le corps d'un des deux (généralement celui ayant les plus gros seins) ?

