Xihongshi

Mes tomates, mes bouquins et moi

10 octobre 2008

Que lire aux toilettes ? La suite...

J'ai encore déballé des cartons de livres (je les aime, mais ils sont encombrants) et dû me rendre à l'évidence : il me manque encore de la place !

Donc certains bouquins se sont naturellement retrouvés aux toilettes avec ceux-ci. En voici la liste, ce qui peut toujours vous donner des idées de lecture (ou d'ameublement de vos propres commodités) En revanche, contrairement aux précédents, ils n'ont pas tous une couverture blanche ou grise...

- Fonds de tiroir : quelques textes de Desproges

- Je suis un être exquis : pareil, mais de Jean Yanne

- Testez votre mémoire : à réserver aux grosses commissions, si vous me permettez l'expression, parce qu'il faut faire le test, puis le corriger, donc ça prend du temps.

- Les Miscellanées et Les Miscellanées Culinaires du Docteur Schott : deux ouvrages qu'on ne présente plus et qui sont parfaits pour un feuilletage rapide

- The 17th National Congress of The Communist Party of China (Special Edition) : avec une magnifique couverture dorée, et la photo + le CV d'un certain nombre de dirigeants. Oui, moi, ça me fait rire (et puis je ne savais pas très bien où le mettre, et le lieu m'a semblé approprié). On va voir si j'obtiens encore des visas pour la Chine après avoir commis ce crime de lèse-majesté...

- Mes remèdes de grand-mère (splendide édition France Loisirs...) : on continue dans le comique avec ce livre hilarant, qui s'il était présent dans chaque foyer français, ferait le bonheur de tous les vignerons et de toutes les cirrhoses de l'Hexagone, car les deux tiers de ces recettes font appel à la plus hygiénique des boissons. Le meilleur, l'article sur la déprime de l'adulte, qui donne un conseil que je ne résiste pas à vous livrer dans son intégralité : Buvez une coupe de champagne matin et soir avant les repas. La dépression s'atténuera. (tu m'étonnes !)

D'ailleurs, d'après cet étonnant ouvrage, le vin blanc est un diurétique qui soigne aussi les hémorroïdes et les engourdissements, le vin rouge guérit les hématomes, le Médoc est parfait pour la convalescence, le Gaillac blanc pour la mauvaise humeur, le Côtes-du-Rhône pour la grippe, le Bourgogne pour l'insuffisance cardiaque, et le champagne est une réelle panacée : carence en fer, coup de froid, insomnie, mauvaise humeur...

Je n'ai rien contre le vin (je serais même plutôt pour) mais conseiller à un dépressif de picoler, je trouve quand même ça limite...

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17 septembre 2008

Que lire aux toilettes ?

Oui, je sais, un message un peu trivial ce matin, mais figurez-vous que j'ai déménagé il y a quinze jours, que j'ai une cuisine tellement immense que je vais être OBLIGEE de racheter de la vaisselle et des ustensiles variés pour qu'elle n'ait pas trop l'air vide, que j'ai un BUREAU pour bosser, avec plein de bouquins dedans, un salon salle à manger avec la place pour mettre une table, un balcon, des couloirs, des placards, une jolie salle de bain... bref, le bonheur, et jusque dans les toilettes...

A ce moment précis, il faut que je présente mes excuses à mes amies, qui auront eu la primeur du billet de ce matin dans un email, quand je ne m'étais pas encore dit que ce sujet était assez intéressant pour figurer sur le blog.

Oui, car comble de félicité, j'ai la chance de bénéficier de toilettes séparées, et non plus d'une cuvette dans la salle de bain, avec vue sur la porte d'entrée pour peu qu'on laisse la porte ouverte.

Et de très jolies toilettes en plus, entièrement carrelées de gris, avec une VMC qui turbine tellement fort qu'on ne se soucie même pas de faire de bruit (enfin, moi, je dis ça, c'est pour les hommes, en tant que jeune femme, je ne sais même pas comment produire un tel bruit, d'ailleurs, les toilettes, c'est bien simple, je n'y vais que pour m'asseoir quand tous les sièges sont pris), et enfin, un petit meuble pour ranger ce que ne doit pas voir, notamment la poubelle, et dont la surface supérieure accueille idéalement un assortiment de livres et magazines divers.

Livres et magazines divers qu'il a bien fallu choisir, ce qui fut fait hier. Pour les magazines, je me suis contentée d'offrir un joli gadget à mon homme, qui le remplit lui-même de publications diverses, car contrairement à moi, qui me contente de lire ceux des salles d'attente, de ma belle-soeur, de mes beaux-parents et de mon homme, il en est très friand. Donc pour l'instant, vous trouverez dans les lieux un magazine consacré aux jeux vidéo, ainsi que d'autres consacrés aux scooters, plus diverses brochures sur lesdits bolides, dont mon homme a décidé d'acheter un exemplaire au plus vite (le fait que nous n'habitions plus à cinq mètres de son boulot étant sans doute un facteur décisif).

Et d'ici quelques mois, le présentoir devrait déborder d'autres magazines de jeux vidéo, et de magazines de cinéma, musique etc...

Quant aux livres, je m'en suis bien évidemment chargée. Vous trouverez donc, classé en ordre de taille (c'est fou comme je peux être bordélique quand il s'agit de faire les lits, repasser, ranger des fringues, faire le ménage... et maniaque avec le rangement des bouquins) :

- le Grand livre du petit coin, avec des anecdotes croustillantes sur les toilettes (dans un mauvais état à cause d'une fuite de bidet, d'où l'avantage d'avoir des toilettes séparées, mais comme y a plein de pages, y a encore de quoi faire), des illustrations, etc..., c'est un cadeau qu'on nous a fait, mais on est sûrs de ne pas en vexer l'auteur en le disposant dans ces lieux.

- Wit and Humour in ancient China, si vous voulez rigoler en bilingue... bon, ça fait pas trop rire, en plus les blagues chinoises sont mal traduites, mais y a des dessins... et puis comme ça je peux me donner bonne conscience en lisant une ou deux blagues par jour

- la Bibliothèque idéale de Bernard Pivot, avec des sélections de bouquins par genre + résumé (ça donne des idées de lecture, ça sert toujours), où d'ailleurs il faut que j'aille faire des petits symboles pour indiquer ceux que j'ai déjà, ceux que j'ai déjà lus, ceux que je voudrais bien avoir... peut-être faut-il que je pense à mettre un crayon de papier dans les commodités.

- enfin, last but not least : Les Cadeaux, un ouvrage indispensable paru au milieu des années 60, qui vous apprendra qu'il est de bon ton d'offrir à sa soeur le "Manuel Franco-Hispanique à l'usage de celles qui ont une bonne espagnole", que pour une femme, "le manteau de fourrure est un peu l'équivalent de la Légion d'honneur pour un homme", et que des protège-annuaire en tissu écossais constituent un cadeau idéal pour un couple de jeunes mariés... il va sans dire que c'est l'ouvrage le plus drôle de mes toilettes, voire de mon appartement (même si j'ai toute les livres de Desproges et pas mal d'Edika sous le coude), et que mine de rien, en quarante ans, les mentalités ont changé (je pense que si ce livre sortait maintenant, ce qui est hautement improbable, ses auteurs seraient lynchés en place publique). En tout cas, il me fait hurler de rire à chaque fois que je l'ouvre, et le fait de pouvoir être assise sur les toilettes lorsque je le fais m'offre une sécurité non négligeable.

Outre le fait qu'ils offrent la possibilité de feuilleter une page au hasard, et ne nécessitent donc pas qu'on passe des heures au petit coin pour finir son chapitre, ces livres ont le bon goût d'avoir des couvertures blanches, grises, voire les deux, qui s'accordent parfaitement à la majesté, et à la couleur, des lieux.

Je sens que ceux et celles qui me connaissent "en vrai" trépignent d'envie de venir nous rendre une petite visite (et d'ailleurs ils sont les bienvenus, pas que dans les toilettes, d'ailleurs).

Par ailleurs, étant donné que j'ai une nouvelle cuisine, une nouvelle nappe sur ma table et une nouvelle luminosité dans ma maison (c'est drôle de ne plus avoir besoin d'allumer la lumière toute la journée !), je vais pouvoir partir à la recherche de l'appareil photo et vous faire part de quelques recettes... enfin si j'en ai le courage...

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30 avril 2008

Quelques idées lecture

La culpabilité me tenaille, tous ces jours passés sans écrire un mot, il faut que je reprenne un peu ce blog  en main (mais là il vient de se passer un phénomène étrange et jamais arrivé sur canalblog auparavant, une fenêtre ouvertement pornographique s'est ouverte tandis que je tapais ces mots... bizarre...l'hébergeur de cet honorable site aurait-il changé de politique publicitaire pendant mes semaines d'absence ?)

Toujours est-il que, ayant croisé ma tata Maryline, fidèle lectrice, hier, et ayant lu un adorable commentaire sur le blog de Vanessa, je me suis dit qu'il était temps de rompre un peu le silence.

Certes, je cuisine toujours, mais j'innove un peu moins ces temps-ci (enfin, innover est un bien grand mot). Je suis très riz pilaf en ce moment, et ma technique préférée consiste à récupérer trois ou quatre légumes différents dans mon frigo (chou, épinards, courgette, courge, carotte, oignon, champignons...), à les passer au mixer, à balancer le tout dans mon cuiseur à riz, à ajouter une ou deux poignées de riz, un bouillon cube, du poivre, un peu d'eau, éventuellement quelques dés de jambon ou des filets de poisson congelé, et à retourner bosser ou bouquiner tranquille jusqu'à ce que le cuiseur se mette en mode réchauffage, moment où je consens à me lever et à ajouter un peu de gruyère râpé et/ou de crème dans la mixture avant de déguster. Oui, je sais, laon peut difficilement faire plus simple, d'autant plus qu'ici, c'est l'homme qui fait la vaisselle, et donc le plus gros du travail (bol du mixer, lame, couvercle, bol du cuiseur, couvercle...)

Et tiens, puisqu'il semble que je sois en forme ce matin, je vais vous confier le menu de ce midi, recette familiale s'il en est, que je vais faire pour la première fois (oui, ça ne m'a jamais trop manqué vu que mon frérot la fait très souvent, et très bien) : filet mignon sur gratin de pommes de terre.

C'est pareil, hyper simple : on coupe les patates en rondelles fines (merci le robot), on les dispose dans un plat avec un peu d'ail, d'herbes de provence, de beurre, de sel, de poivre, une feuille de laurier si je les retrouve dans le capharnaüm qui me sert de placard, on insère quelques gousses d'ail dans le filet mignon, sel, poivre, noisette de beurre et hop, au four jusqu'à ce que les patates aient accroché au bord... miam !

Et certes je passe moins de temps sur ce blog, mais du coup j'en profite pour lire un peu plus, et si ça vous intéresse (et même dans le cas contraire) voici quelques unes de mes dernières lectures qui m'ont particulièrement plu (et que j'ai donc déjà essayé de, voire réussi à, refourguer aux copines)  :

- Racines, d'Alex Haley, un classique contemporain que je n'avais pas encore lu... ce qui était bien dommage, parce que c'est vraiment bien. Je n'aime généralement pas les livres de témoignage, mais là, c'est entre le roman historique, l'enquête, le témoignage et le roman tout court. Pour ceux qui ne connaîtraient pas la trame, c'est une saga familiale qui débute en Gambie et se poursuit aux Etats-Unis lorsqu'un des personnages principaux est enlevé et vendu comme esclave. C'est sûr, y a plus gai ! Et ce qui est le plus fabuleux, voire le plus émouvant (mais pas triste), dans ce livre, c'est le dernier chapitre, donc même si c'est parfois un peu dur, il faut aller jusqu'au bout !

- La terre sous ses pieds, de Salman Rushdie. C'est mon amie Lili qui me l'avait conseillé, et elle avait une fois encore raison. C'est magnifique ! J'avais adoré les Versets sataniques, et là, pareil, coup de foudre après les dix premières pages. Oui, parce que le début est un peu difficile à suivre (pour les Versets sataniques, c'était pire !), mais une fois qu'on est dedans, c'est génial ! Là, on suit les amours contrariées et contrariantes de deux stars indiennes du rock, dans une espèce de monde parallèle où Lou Reed est une femme, on ne comprend pas tout, il y a du mysticisme et du mystère, c'est magnifique !

- Terre des oublis, de Duong Thu Huong. Celui-là, c'est pratique, on peut le recommander à presque toutes les copines, on est quasiment OBLIGE d'aimer. C'est une belle histoire d'amour et de devoir, un genre de Retour de Martin Guerre, mais où l'héroïne s'est remariée, au Vietnam, avec des odeurs, des goûts, des bruits, de la sensualité en somme...

- La rose pourpre et le lys, de Michel Faber, mon dernier coup de coeur, alors que je l'avais acheté un peu par hasard chez le bouquiniste, sans même lire le résumé (en fait, je me fie beaucoup aux éditions et aux auteurs). J'ai été captivée dès le premier paragraphe. L'écriture est très originale, l'histoire est passionnante, les personnages complexes, c'est féroce, ironique, drôle... j'ai dévoré les deux tomes ce weekend, et je pense que je vais commander la suite aujourd'hui (les contes de la rose pourpre), parce que même si j'ai encore quelques bouquins sur le feu, j'ai envie de retrouver les personnages. Ah oui, ça parle de prostitution, de folie, de médecine, de foi, de commerce, de devoir, d'amour, d'enfance, d'hypocrisie, d'ambition, et ça se passe à Londres dans les années 1870...

Voilà pour aujourd'hui, il serait temps que je me mette au boulot, moi ! En espérant vous retrouver bientôt !

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01 juin 2007

Un manga à dévorer

Est-ce que vous vous rappelez ce splendide dessin animé des années 80/90, le Petit Chef, où on assistait à des tournois de cuisine japonaise totalement délirants, et qui donnait envie de goûter sushi, sashimi et autre onigiri ?

Eh bien, pour mon anniversaire, c'est à dire dimanche dernier, j'ai reçu un manga qui s'en rapproche assez. Mon homme, qui est vraiment un petit malin, m'avait offert l'année dernière le Gourmet solitaire. Là, il a tout simplement tapé "manga cuisine" sur Google, et il est tombé sur Yakitate Ja-Pan...

C'est à mourir de rire ! C'est un manga qui se passe dans le milieu de la boulangerie, avec tournoi dans chaque tome, personnages complètement fous (un homme à masque de koala, un manager ultra-musclé avec coupe afro (c'est un Japonais, n'oubliez pas), un mystérieux homme masqué....)

Je vous le conseille fortement, d'autant plus qu'il y a quelques recettes de pain... mon homme a d'ailleurs connu une immense déception lorsque je lui ai appris que nous n'avions pas d'autocuiseur avec minuteur et que donc il ne pouvait pas faire la recette du pain à l'autocuiseur (mon homme qui râle parce qu'il ne peut pas cuisiner, on aura tout vu !).

D'autre part, comme j'ai encore une fois été extrêmement gâtée, je ne vous ferai pas la liste de tous mes cadeaux, mais juste de ceux qui ont un rapport avec le sous-titre de ce blog (bouffe et bouquin, en gros), à savoir :

Un fantastique panier à pique-nique, objet dont je rêvais depuis plusieurs années
Un autre manga, ou plutôt manhua, puisqu'il est chinois, "Le Fils", de Zheng Renhua
Les deux premiers tomes de Persépolis
Six petits verres avec plateau en verre

Et puis, comme j'ai énormément travaillé ces jours-ci, je me suis offert un moulin à poivre électrique qui s'allume quand on moud ! Non mais, je ne me refuse rien !

Et promis, j'essaie de me remettre au blog. Mais il faut dire que j'ai vraiment vraiment beaucoup de boulot en ce moment...

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03 février 2007

Que faire quand l'ordi fait des siennes?

Ranger ses livres, bien sûr!

Le weekend dernier, panique à la maison, la livebox fait des siennes et l'ordi plante toutes les cinq minutes (et j'en ai besoin pour TRAVAILLER et gagner ma vie, moi!!). Finalement, il fallait penser à éteindre la livebox et à la rallumer... mais du coup j'ai pu ranger mes bouquins, qui commençaient à déborder de partout.

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Heureusement mon frère a changé les étagères chez lui et m'a refilé les vieilles, du coup ça m'a fait de la place. J'ai donc pu procéder a un rangement méthodique : j'ai eu la flemme de tout mettre en ordre alphabétique, mais j'ai classé par thème, par format et par édition : Chine, romans, cuisine, arts, cinéma, voyage, livres scolaires, dictionnaires (rassurez-moi les gens, je ne suis tout de même pas la seule à posséder plus de trente dictionnaires et à envisager avec gourmandise l'idée d'en acheter le double?)...

Puis j'en ai profité pour compter toutes ces petites merveilles : 1160 et des poussières (beaucoup de poussière, mon plumeau n'avait pas servi autant depuis longtemps).

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J'aime bien ranger mes livres, comme ça je vois quels auteurs, quelles éditions prennent le plus de place... Pour les éditeurs, c'est plutôt Folio, Livre de Poche, Points, 10/18, Picquier...

Pour les auteurs, les classiques : Balzac, Maupassant, Flaubert, Molière... Mais aussi Roald Dahl, John Irving, Pierre Desproges, Robert Van Gulick, Lao She... Je les ai achetés par période : Robert Sabatier (le premier c'était les "Allumettes suédoises", que ma tata Maryline m'avait offert pour Noël ou pour mon anniversaire en 1991), Pearl Buck, Patrick Cauvin, Cronin, quand j'étais ado, plus petite c'était surtout Oui-Oui (mon premier vrai livre), la Comtesse de Ségur (là, c'est ma tata Véro qui m'avait offert six livres pour Noël 1985 ou 86, je venais tout juste d'apprendre à lire et j'ai connu ma première frustation quand il a fallu attendre pour lire "le Général Dourakine" que l'on m'offre "L'auberge de l'ange gardien"...).

Et la bonne nouvelle, c'est que comme j'ai fait de la place, je peux m'acheter encore une bonne cinquantaine de bouquins sans riquer la surpopulation dans les étagères (bien évidemment, j'attendrai que cela déborde de nouveau avant de racheter une étagère).

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Et puis samedi dernier, ma meilleure amie et son copain sont passés, mon frère, sa copine, ma soeur et mon adorable petite-nièce aussi, et j'en ai profité pour faire un gâteau au chocolat bien moëlleux (la recette est ici) que j'ai agrémenté de framboises et de fromage blanc...

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11 août 2006

Roald Dahl, un écrivain immoral à faire lire aux enfants...

Je reprends donc ce que je disais : Roald Dahl est un auteur immoral. Et c'est ça qui est bon. Même son nom est une torture, on ne sait jamais comment le prononcer (ben oui, il est anglais d'origine suédoise norvégienne, et je ne parle pas le norvégien).

Mais parlons plutôt des romans, et pour commencer des romans pour enfants :

- Charlie et la chocolaterie, c'est génial, et je l'ai lu environ 100 fois entre mes 8 ans et maintenant, en grignotant des galettes St-Sauveur (pour la dernière partie, c'était plutôt entre mes 8 ans et mes 11 ans, quand j'étais une espèce d'asperge à lunettes qui mangeait comme deux hommes)... Mais c'est quand même l'histoire de gamins qui se font torturer sous l'oeil hilare d'un adulte déjanté (pour ceux qui ont juste vu le film, qui est assez fidèle tout de même, il n'y a absolument AUCUNE morale dans le bouquin, pas d'histoire de rédemption et de pardon filial du papa-dentiste qui n'existe d'ailleurs pas dans le livre, juste un gentil gamin flanqué d'un grand-père farfelu, des méchants gamins mal élevés qui se font bien corriger, et un génie esclavagiste complètement taré). Un des dialogues que je préfère, c'est quand la mère d'Augustus Gloops et Willy Wonka se disputent au sujet des qualités gustatives d'une hypothétique barre chocolatée parfumée à l'Augustus Gloop.

De toute façon, les trois-quarts des adultes de ses livres sont d'ignobles personnages : les deux gredins (avec la barbe qui sert de garde-manger), la méchante grand-mère de Georges Bouillon à qui son petit-fils fait avaler une potion dégueulasse et extrêmement dangereuse, les parents de Matilda qui l'abandonnent avec joie parce qu'ils n'ont rien à faire de cette petite surdouée (d'ailleurs, ça m'inquiète, il y a quelques années, je croisais souvent un couple qui était leur portrait tout craché : une grande blonde décolorée et grasse en robe léopard ou rose bonbon avec bas résilles, et un maigrichon avec moustaches et cheveux gras pelliculés, et ils ont disparu depuis un petit bout de temps), la tante Eponge et la tante Piquette...

Et tous les détails farfelus et complètement incongrus : les parents du petit James qui meurent écrasés par un rhinocéros au zoo de Londres, les meubles collés au plafond, les insectes cyniques, Mme Legourdin qui martyrise les enfants en les enfermant dans un placard tapissé de tessons, les géants qui mangent les enfants en faisant bien craquer les os, l'ascenseur de verre...

Et les Sorcières, alors? C'est peut-être le plus moral de tous. C'est l'histoire d'un petit orphelin (qui a perdu ses parents dans un accident de voiture), recueilli par sa fabuleuse et adorable grand-mère, qui boit de l'alcool et fume de gros cigares. Mais le grand congrès des sorcières a lieu dans l'hôtel de leurs vacances, et le pauvre garçon se retrouve changé en souris. Avec l'aide de sa grand-mère, il parvient à débarrasser l'hôtel des sorcières, mais il reste une souris. Et ça l'arrange bien finalement, parce qu'une souris, ça ne vit pas très longtemps, et ainsi il pourra mourir à peu près en même temps que sa mamie et ne pas se retrouver seul au monde. Dit comme ça, c'est très triste, mais à lire c'est très drôle et touchant.

Mais il ne faut pas oublier mon roman préféré, qui n'est pas du tout pour les enfants : Mon oncle Oswald.

Ou comment un épicurien devient millionnaire avant trente ans en ouvrant la première banque de sperme, clandestine et ne proposant que de la semence d'hommes illustres (Picasso, Proust, Shaw, Renoir, plusieurs rois...). Je vous livre quelques passages pour que vous puissiez en goûter l'humour décalé :

"Je constate que vous mâchez vos huîtres, dis-je.
- Pourquoi, que voudriez-vous que je fasse?
- Les avaler entières.
- Mais c'est ridicule!
- Au contraire, expliquai-je. Quand on mange des huîtres, le plaisir essentiel provient de la sensation que l'on éprouve lorsqu'elles glissent dans le gosier.
- Je n'en crois pas un mot.
- Et puis, le fait de savoir qu'elles sont effectivement vivantes au moment où on les avale ajoute énormément à ce plaisir.
- Pour ma part, je préfère ne pas y penser.
- Mias si, mais si, il le faut! En concentrant suffisamment son attention, on arrive parfois à sentir l'huître vivante se tortiller dans son estomac."
La moustache nicotinisée d'A.R Woresley fut agitée de soubresauts de plus en plus vifs. On aurait dit un petit animal poilu et nerveux s'accrochant à sa lèvre supérieure.

Et un passage un peu plus osé, au tout début du roman, quand le narrateur n'est qu'un jeune homme de 17 ans qui n'a connu, au sens biblique du terme, "qu'une soixantaine de jeunes londoniennes" et la fille de ses logeurs français :

Le voyage se déroula sans incident, sauf que le premier jour je rencontrai de nouveau une femme de grande taille. Cette fois c'était une Turque, immense et basanée, tellement couverte de bijoux de toutes sortes qu'elle tintinnabulait lorsqu'elle se déplaçait. La première idée qui me vint, ce fut qu'elle aurait trouvé sa place idéale au sommet d'un cerisier pour éloigner les oiseaux. Ma seconde idée, qui succéda à la première avec une étonnante rapidité, fut qu'elle avait un corps aux formes exceptionnelles. Les ondulations qui se produisaient au niveau de sa poitrine étaient si superbes que j'eus l'impression, alors que je la contemplais sur le pont, d'être un voyageur parcourant le Tibet et découvrant pour la première fois les hauts sommets de l'Himalaya. La femme me rendit mon regard, le menton levé d'un air arrogant, et ses yeux m'inspectèrent avec lenteur de la tête aux pieds, puis inversement. Une minute plus tard, elle franchit tranquillement l'espace qui nous séparait, et m'invita à prendre un verre d'absinthe dans sa cabine. Je n'avais encore jamais entendu parler de ce breuvage, mais j'acceptai volontiers ; je restai tout aussi volontiers, et ne ressortis de la cabine que trois jours plus tard, quand nous fîmes escale à Naples. [...]
Lorsqu'enfin nous fûmes à l'abri dans la baie de Naples, je dis en quittant la cabine : "Eh bien, je suis sacrément content que le bateau ait jeté l'ancre. C'est une sacrée tempête que nous avons essuyée, pas vrai?
- Mon cher garçon, répondit-elle, accrochant à son cou encore un lourd collier, la mer a été calme comme de l'huile.
- Ah non, madame, protestai-je. Il y a eu une tempête épouvantable!
- Ce n'était pas une tempête, fit-elle. C'était moi."

J'espère que cela vous aura donné l'envie d'en lire plus...

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03 mai 2006

Desproges et les tomates

Ce matin, mon homme, l'air encore ensommeillé me tend un livre en me disant : "tiens, ça doit être bien pour ton blog..." Il faut vous dire que mon homme est bientôt presque parfait : il mange presque de tout et il s'est mis à lire Desproges sans que je lui demande (j'ai ses oeuvres presque complètes à la maison, d'ailleurs c'est bientôt mon anniv'....). Et le passage qu'il m'a montré est en effet tout indiqué pour ce blog (au même titre que la recette du cheval-melba, que je recopierai peut-être un autre jour)...

Je me permets donc ici de citer ce passage, extrait des textes de scène qu'il avait préparés pour son troisième spectacle, qu'il n'a malheureusement jamais pu finir d'écrire. (Pierre Desproges, Textes de scène, Points Humour, achetez-le!!!!) :

Les tomates

Tout en déplorant de devoir pousser plus avant la provocation, il faut bien reconnaître que j'adore les tomates.
La tomate est l'aboutissement somptueux du savoir-faire divin dans le règne végétal.
D'abord elle est rouge. Pas de ce rouge bleuté qui suffit au radis. Ni de ce vermillon lisse et policé qui rutile au cul crevassé des singes obscènes du zoo de Vincennes et dont l'éclat sans nuances convient aux piments crapuleux des potées maghrébines. Encore moins de ce rouge avarié, humide et violacé, des betteraves potagères.
Qui dira l'ignominie des saladiers betteraviers Arcopal, posés comme des bouses sanglantes sur ces nappes synthétiques, méchamment imprimées de calamiteuses floralies, qui font les joies simples des tablées dominicales ouvrières?
Le rouge de la tomate a la flamboyance assassine des couchers de soleil d'Istanbul. Je chante ici l'émouvance absolue du satin lumineux de sa peau transparente, impeccablement tendue sur les rondeurs de sa chair dense et tiède comme les joues des enfants, ferme et dure comme les fesses encore épargnées des lycéennes de 1ère B de l'Institut catholique d'Assas à Paris, dans le VIe, en dessous de la Fnac Montparnasse, juste en face du marchand d'imperméables.
A l'instar de l'androgyne, jamais tout à fait mâle et pas vraiment femelle, la tomate n'est pas le fruit qu'on nous dit, ni le légume qu'on voudrait nous faire croire.
Le charme envoûtant de son goût flibustier tient tout entier dans cette trouble ambivalence, sel acide et sucre amer, qui vous explose en bouche quand vous croquez dedans. La tomate se mérite.
Sur ces cent façons de l'accomoder, la plupart conviennent à l'omnivore moyen des cantines obligées dont les papilles, coutumières des plus vulgaires tambouilles, ne se révoltent plus qu'aux excès de paprika dans les goulaschs affligeants qu'on leur sert au buffet des gares du Nord.
Le gourmet raffiné a d'autres exigences. Il renâcle aux salades niçoises concoctées dans la Meuse, surchargées d'olives en carton et de queues d'anchois marron merde, où les quartiers sommaires de tomates anémiées, sauvagement tranchées à Verdun, à peine épépinées, jamais pelées, se gercent et se racornissent dans cet infâme vinaigre d'alcool où le plus pingre gargotier punit ses cornichons.
Il s'offusque aux ratatouilles bilieuses qu'on redoute à Roubaix. Il conspue le cassoulet rosâtre qui se fige en son bol froid, récuse l'olivette hydrophile des potées cotonneuses, réfute la poivrade au gras lourd, vilipende la prétentieuse cassolette surbouillie des sous-maîtres queux adulés des gogos du Millau.
Il a pas tort.
Cinq, peut-être six manières d'accommoder la tomate sont seules dignes de l'honnête homme.
Quand on sait l'ignominie du poulet basquaise, on ne s'étonne plus de la virulence des exactions de l'ETA militaire.

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01 mai 2006

Livres à dévorer....

Notre appartement commence à crouler sous le poids des bouquins, et comme je n'ai plus de révisions pour l'instant, je me retrouve avec pas mal de temps libre, dont je vais profiter pour mener à bien (si je craque pas avant) la création d'une base de données regroupant tous mes bouquins, opération qui me permettra, petit un, de les compter, petit deux, de savoir à qui je les ai prêtés les cas échéant.

Et donc, perdus dans le masse des livres, les ouvrages consacrés à la cuisine ne me semblaient pas légion, mais finalement j'en ai pas mal! Je les note ici, comme ça, si quelqu'un veut me les emprunter...

Dans un ordre tout à fait .... aléatoire :

- Je veux du chocolat de Trish DESEINE (tout le monde voit de quoi ça parle, non?) très joli, avec de bonnes idées

- Cuisine Familiale chinoise, livre chinois en français, offert pour mon anniversaire par Lilibellule et Annita Banana, avec toutes les bonnes recettes chinoises... Génial!

- La Bonne Cuisine, recettes sympas (pas mal de trucs de base, de cocktails, de sauces)

- Les recettes faciles et Les recettes faciles de pâtisserie de Françoise BERNARD, la bible de la petite ménagère

- Ma cuisine ultra-rapide de Blanche VERGNE, offert par France Loisirs, jolies photos, quelques idées sympas

- Cuisine d'été ( aux éditions Clorophyl, chez Auchan, à 3 euros) Il est super ce petit bouquin, plein d'idées originales et de couleurs. En plus je crois qu'ils le ressortent chaque année avec des recettes différentes

- Cuisine de Chine de Piero ANTONOLI, vachement bien fait, avec une présentation très originale (deux carnets à spirale dans une couverture pliable cartonnée)

- Meal solutions, le livret d'accompagnement de ma super cocotte (merci mes beaux-parents!), pour les recettes rapides

- Cuisine chinoise, Cocktails et drinks, Cuisine marocaine, Cuisine indienne, petits bouquins pas chers où je peux glaner une idée ou deux de temps en temps

- 100 desserts 50 trucs, un bouquin commercial d'Alsa qui a le même âge que ma petite soeur (bientôt 22!!), très kitsch et rigolo, qu'il faudra sans doute que je rende à ma tata Zohra un de ces jours (Gros bisous Zohra!)

- Un goût supérieur, un livre de cuisine indienne végétarienne très bien fait (un peu prosélytique, mais bon), que ma maman m'a laissé.

- JF suédoise ayant fait le tour du monde cherche cobayes pour goûter ses inventions (non curieux s'abstenir), bouquin vraiment génial, fabuleux, tout ce qu'on veut!! Merci Nath!!!!!!!!!!!!!!

- Beijing fengwei xiaochi 北京风味小吃(encas typiques de Pékin), avec la recette du douzhi 豆汁, le seul plat au monde que je ne peux pas manger tellement c'est mauvais!

- Une collection de bouquins verts qui appartenaient aussi à ma maman:
Fondues, grils et barbecue
La cuisine de grand-mère
Les spécialités italiennes
100 menus complets
La cuisine régionale française

- Le fichier gastronomique du Club des Gourmets en Famille, un paquet de fiches recettes de tous les pays, donné par ma Tata Maryse (Gros bisous Tata Maryse!)

Soit 23 bouquins, mais il est fort possible que j'en ai plus, cachés quelque part...

Oui, en effet, maintenant que Porte-plume me le dit, j'ai bien deux livres de cuisine chez Librio :

La cuisine des maris de Gilles Pérez (voir commentaire), parce que j'ai toujours espéré que mon homme se mettrait un jour à la cuisine

Sushis, sashimis, yakitoris et compagnie de Jérôme Schmidt et Hervé Martin-Delpierre. Des photos super appétissantes et plein de bonnes idées (pas données pour certaines, qui veut des sushis au foie gras? au caviar?...)

photo

Regardez le joli pot de muguet que le papa de mon homme nous a offert ce matin. C'était vraiment gentil de sa part !

Posté par Lu Fanni à 11:02 - bouquins - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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