Non, ce n'est pas un hommage à la Nouvelle-Zélande que je vais écrire ici, je compte simplement partager avec vous mes envies de femme enceinte !

En fait, au départ, je n'y croyais pas trop à ces fameuses envies de fraises au milieu de la nuit, je pensais que c'était psychologique, que c'était exagéré etc...

Et puis j'ai préparé un beau buffet asiatique pour l'anniversaire de mon homme. Et je n'ai presque rien mangé (les nausées matinales, c'était plutôt le soir pour moi, même si heureusement, c'étaient simplement des nausées, qui ne sont pas allées "jusqu'au bout"...). J'ai caché mon assiette remplie de fraisier pour que personne ne s'aperçoive que je l'avais laissé intact (on ne l'avait pas encore dit à notre entourage), parce que même si je ne raffole pas du fraisier, comme je suis bien élevée, je mange ce qu'il y a dans mon assiette.

Et le lendemain, et le surlendemain, je me suis jetée sur les pousses de soja restantes comme la vérole sur le bas-clergé (j'adore cette expression !), je me suis même fait des sandwiches avocat-soja, comme ça, sans rien d'autre.

Toujours à cause des nausées, pensai-je, mes repas ont consisté en purée-jambon (avec différents légumes), coquillettes au beurre, vermicelles au bouillon, pendant de longues semaines (enfin, surtout longues pour l'homme).

Et puis, j'ai commencé à boire du jus de tomate. Tous les jours. Avec beaucoup de tabasco et du sel au céleri. Jusqu'à ce que je ne puisse plus du tout le supporter.

Et à ajouter du ketchup épicé dans tous mes plats.

Et à ne plus supporter du tout le chocolat.

Ni la salade (j'ai même recraché de la roquette dans la poubelle).

Un soir je suis allée faire les courses pour le dîner, et quand j'ai vidé mon cabas, j'ai découvert : une bouteille de jus de carotte, une boîte de "bébés carottes", de la purée de carotte surgelée, et c'est à peu près tout. J'ai ouvert la bouteille de jus, j'en ai bu à peu près un tiers cul sec, et je n'y ai plus jamais touché.

J'ai aussi eu une passion dévorante pour les filet o'fish de MacDo. Je salivais dès qu'on passait devant le fast-food. Alors que j'étais incapable de cuisiner du poisson parce que ça sentait trop fort (j'avais du mal avec la viande rouge aussi...).

J'ai eu une période Cacolac. Et c'était casse-pied, parce qu'il n'y en a pas dans tous les bars.

Je suis allée voir Kung-fu Panda au cinéma. Et je suis ressortie en courant à la fin du film pour acheter un banh bao (une brioche à la vapeur fourrée à la viande, entre autres). Et il n'y en avait pas. Le lendemain, j'ai réussi à en acheter un au marché. Les jours suivants j'ai testé ceux du resto vietnamien où je vais le plus souvent, et ceux de la galerie marchande de l'hypermarché du coin (les meilleurs, j'en salive encore). Et quatre jours après, ça allait mieux.

Et j'ai re-aimé le chocolat. Comme ça, d'un coup, un après-midi. J'ai envoyé l'homme acheter du chocolat au lait aux noisettes entières. Et il a ramené du chocolat au lait aux éclats de noisette. Je n'ai pas pleuré.

Je n'ai pas pleuré non plus quand on m'a dit qu'il n'y avait plus de tagine de veau aux artichauts, pourtant j'étais allée au resto quasiment pour ça.

Et en ce moment, ma passion, mon vice : les kiwis.

Au petit-déjeuner et au dessert. Et j'ai parfois envie de ne manger que ça. Et c'était le cas ce midi. J'ai quand même mangé mes spaghetti, puis j'en ai mangé... quatre. Et maintenant j'ai mal à l'estomac.