28 septembre 2006
Fondant au chocolat et lemon curd
Je ne fais pas souvent de desserts, mais ce petit dîner se devait de finir en beauté. J'ai vu l'oeil de mon homme s'illuminer quand il a goûté la première bouchée : pari gagné!

Mais bon, il faut bien se l'avouer, j'ai pas inventé grand chose : j'ai piqué la recette de lemon curd à Pascale Weeks, et la recette de fondant à une jeune fille qui l'avait publiée sur le site linternaute.
Je me suis contentée de réduire les proportions (la moitié pour le lemon curd, les deux tiers pour le fondant au chocolat).
J'ai fait cuire le fondant dans quatre empreintes en forme de coeur d'un moule en silicone. J'ai enlevé les "chapeaux" des gâteaux, ai tartiné de lemon curd deux petits coeurs, et collé deux petits coeurs pardessus.
C'est simple, et c'est TROP bon. Et puis comme on est gourmand et qu'il ne faut pas gâcher, on s'est fait des petites tartines avec les chapeaux...

27 septembre 2006
Ravioli au saumon
Ce soir, petit dîner en amoureux. J'ai ressorti ma machine à pâtes, que j'avais remisée après une expérience malheureuse avec des colorants. J'ai farfouillé dans mon frigo, mon congélo et mes placards pour trouver une farce digne de ce petit dîner, et voilà :

Ingrédients (pour une vingtaine de ravioli) :
Pour la pâte
- 200 g de farine
- 2 oeufs
- 1 cuillère à soupe d'aneth
Pour la farce
- 1 darne ou un filet de saumon
- 2 petites carottes
- 1 morceau de poireau (environ 6 cm de long)
- 2 tomates séchées à l'huile
- 1/4 de boule de mozzarella
- sel, poivre, 1 cuillère à soupe de gingembre en poudre
Pour la sauce
- 10 cl de crème liquide
- 1 cuillère à café de concentré de tomate
- le reste de la farce
- un peu d'huile de sésame
- une cuillère à soupe de fumet de poisson
- quelques feuilles de persil plat
Il vaut mieux posséder un robot (avec fonction pétrin) et une machine à pâte (à moins d'être assez courageux pour se lancer au rouleau à pâtisserie).
Mettre tous les ingrédients de la pâte dans le robot, mixer jusquà ce que la pâte se forme : elle ne doit pas être trop collante. Laisser reposer une heure.
Mixer tous les légumes et la mozarella de la farce. Faire mi-cuire le saumon (il va recuire dans l'eau). Oter les arêtes et la peau. Passer au mixer. Mélanger tous les ingrédients. Saler, poivrer, saupoudrer de gingembre. On obtient ceci :

Passer la pâte à la machine (on commence par le numéro 1, puis on passe au numéro 2, au numéro 3 et au numéro 5, ça suffit).

Et là, j'ai un truc : ce joli petit moule à ravioli que j'ai acheté sur un marché à Pékin et dont le frère jumeau appartient à ma copine Lili. Il suffit de mettre un petit morceau de pâte sur le moule fariné, d'humecter légèrement les bords, de mettre un peu de farce au centre du moule, de fermer le moule en appuyant très fort et d'enlever l'excédent de pâte. Il restera un peu de pâte qu'on peut congeler sans problème. On réserve environ une cuillère à soupe de farce pour la sauce.


Faire cuire les ravioli environ 5 mn dans de l'eau bouillante dans laquelle on aura ajouté une cuillère de fumet de poisson et quelques tiges de persil.
Pendant ce temps, préparer la sauce. Faire revenir le reste de farce dans un peu d'huile de sésame. Délayer le concentré de tomate dans un demi verre d'eau. Verser dans la poêle. Ajouter la crème. Saler, poivrer.
Disposer les raviolis dans les assiettes, arroser de sauce, parsemer de feuilles de persil, et poser sur un joli set de table (sur une magnifique table en formica).

24 septembre 2006
Riz au lait violet
J'ai déjà expliqué que quand ça ne va pas trop, j'aime bien manger mou. Et aujourd'hui, j'ai une grosse envie de riz au lait!
J'ai farfouillé dans mes placards pour trouver du riz rond, et je n'en avais plus... Allais-je m'avouer vaincue pour autant? Que nenni! J'ai décidé d'utiliser le riz laotien "commerce équitable" qui ne m'avait pas convaincue en version salée.

C'est en fait un mélange de trois riz avec des textures différentes : gluant, sec, "normal"... Le résultat final est très goûteux, je regrette juste qu'il y ait un peu trop de craquant par endroits (le riz violet qui reste très ferme après cuisson mais qui donne la couleur au reste).
Je l'ai cuit dans mon cuiseur de riz, c'est beaucoup plus pratique qu'à la casserole.
Ingrédients :
- 1 verre de riz
- 1 verre 1/2 de lait
- 1/2 verre de sucre
- 1 verre d'eau (avec du riz rond, le lait doit suffire)
- 2 gousses de cardamome
- 1 cuillère à soupe de cannelle moulue
- 1 cuillère à soupe d'eau de rose
Mettre tous les ingrédients excepté l'eau de rose dans le cuiseur de riz. Remuer. Attendre. En fin de cuisson, ajouter l'eau de rose.
C'était sans doute la recette la plus simple de ce blog!
Et voilà le résultat :

Non, il ne fait pas nuit, il est seulement 17h30, mais il pleut depuis tôt ce matin!
Soupe de légumes au curry
Avec une cocotte-minute et un blender, rien de plus rapide qu'une bonne soupe. J'en fais toujours un peu en rab, parce que j'aime bien manger un bon bol de soupe au petit-déjeuner.

Ingrédients (pour environ trois assiettes):
- 2 petites courgettes
- 1 gros navet
- 1 grosse tomate
- 1 oignon
- 2 cuillères à soupe de curry
- 2 cuillères à soupe de persil
- sel, poivre
- 1 bouillon cube
- un peu de crème fraîche
Bien laver les légumes et les couper grossièrement. Les faire sauter quelques instants à la cocotte-minute, puis rajouter le reste des ingrédients sauf la crème fraîche. Rajouter environ deux litres d'eau. Fermer la cocotte et faire cuire une vingtaine de minutes (en plus, ma cocotte est géniale, elle sonne quand c'est prêt, pas besoin d'attendre le petit bruit et de fixer sa montre, merci les parents de mon homme!)
Verser dans le blender et mixer jusqu'à obtention de la texture désirée, rajouter un peu de crème fraîche et déguster!
22 septembre 2006
Tartelettes kiwi-poire meringuées
Une petite douceur plus facile à préparer que la classique tarte au citron meringuée (surtout quand on n'a pas les ingrédients). Nous les avons mangées chaudes et c'était délicieux, mais c'est peut-être bon froid aussi... Mais chaudes, elles sont quasiment impossibles à démouler, donc à vous de voir!

Ingrédients (pour deux tartelettes)
- 2 feuilles de brick
- 1 kiwi
- 1 petite poire
- 1 blanc d'oeuf
- du sucre en poudre (désolée, je l'ai versé au fur et à mesure, mais à vue de nez, je dirais 50g)
- une cuillère à café de sucre glace
- quelques gouttes d'extrait de vanille
Peler les fruits et les couper en lamelles.
Plier une feuille de brick en quatre. Poser le ramequin ou le moule à tartelette dessus et découper tout autour. Vous obtenez quatre cercles de feuilles de brick. Faire de même avec la deuxième feuille de brick.
Mettre quatre cercles au fond de chaque moule. Disposer les morceaux de fruits. Verser quelques gouttes d'extrait de vanille.
Monter le blanc d'oeuf en neige en ajoutant progressivement le sucre en poudre, puis le sucre glace. Le répartir sur les tartelettes, puis mettre environ 1/4 d'heure au four à 250°.
Simple, non? Et on peut même le faire sans feuilles de brick pour avoir juste un petit gratin de fruits meringué.

19 septembre 2006
Petit dîner improvisé ou que faire avec une betterave et des restes...
Je n'aime pas trop les betteraves mais j'en ai acheté une qui commençait à faire une sale tête au fond de mon frigo. Il fallait donc que je trouve qu'en faire, et après quelques recherches sur internet, voici le résultat :


Ingrédients (pour les trois recettes):
- une betterave
- du chèvre frais
- un reste de purée de pommes de terre
- un reste de spaghetti (environ un bol)
- une toute petite boîte de thon
- du gruyère râpé
- du pesto
- poivre, sel
- vinaigre balsamique
- une vache-qui-rit
Tout d'abord, si la betterave est crue, la faire cuire : 20 minutes à la vapeur à la cocotte et c'est prêt! D'ailleurs c'est délicieux juste cuit à la vapeur, encore tiède, sans asaisonnement...
La découper pour en faire un gros cube. Couper les chutes en petits dés.
Dans la petite assiette, les marbrés Warhol d'Anaik, re-revisités :
Couper le cube de betteraves en lamelles, puis en quatre, on obtient des petits carrés.
Etaler une couche de chèvre frais, puis un peu de thon et une pointe de couteau de pesto sur 2/3 des carrés. Empiler deux carrés "tartinés" l'un sur l'autre et recouvrir d'un troisième. Saler, poivrer.
Dans les grands bols, salade de spaghetti au pesto et betterave.
Mélanger les spaghetti froids avec deux bonnes cuillères à soupe de vinaigre balsamique, la moitié des petits dés de betterave, le reste de thon et une cuillère à soupe de pesto.
Dans les petits bols, purée de pomme de terre aux betteraves.
Mélanger la purée avec la vache-qui-rit. Disposer au fond des bols. Parsemer de dés de betterave, puis de gruyère râpé. Passer quelques minutes au micro-ondes.
Avec des petits dés de melon dans des flûtes à champagne, on a un repas complet.
Le pont du chinois II
Après un suspense insoutenable, la suite de l'histoire:
Il a donc fallu que je réponde à une interview, à Marseille, avec une de mes profs de fac. J'ai été filmée en train de dire que je souhaitais bonne chance à tous les candidats, et d'autres trucs dont je ne me souviens pas du tout (sûrement que le chinois était une langue passionnante, que j'étais très contente d'avoir été choisie etc., ce qui était d'ailleurs vrai). Ensuite, le journaliste, le représentant de l'ambassade de Chine, ma prof et moi-même allâmes nous en jeter un petit, et je dus expliquer ce qu'était cette "boisson de jeunes" que j'avais commandé, c'est à dire un simple pac à l'eau.
J'ai pris le TGV et ai passé la nuit à Paris chez ma copine Lili, où (contrairement à la première nuit que j'avais passée chez elle) il n'y eut pas de court-circuit, mais simplement une petite inondation.
Le matin, je partis comme une grande, par le métro et le RER, jusqu'à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle. A peine sortie dudit RER, je tombai dans les bras de mon ancienne prof à Pékin! Je savais qu'elle enseignait en France, mais je n'aurais pas pu imaginer que ce jour-là son mari rentrait en Chine après quelques jours de vacances passés auprès de sa femme, ni qu'elle-même avait organisé les sélections pour le Pont du Chinois à Paris VII!
Je me suis donc retrouvée assise dans l'avion à côté du mari de ma prof et d'un cadre dynamique chinois très sympa, et le voyage passa assez vite (bon Air China, ça ne vaut pas Air France niveau qualité du service, mais à cheval donné on ne regarde pas les dents).
A l'arrivée, je recherchai activement des panneaux avec mon nom, et retrouvai ainsi deux autres candidats, celui représentant Paris VII, et celle représentant la Tunisie, qui, encore une ENORME coïncidence, se trouvait être elle aussi une ancienne locataire du quatrième étage du dortoir des filles boursières de la BLCU en 2001, et que je connaissais donc (à l'époque elle et trois de ses compatriotes formaient un joyeux quatuor à l'autre bout du couloir).
Mais je n'étais pas au bout de mes surprises : près des panneaux, un comité d'accueil avec gros bouquets de fleurs, caméra et perche nous attendait.
Car toute notre aventure allait être filmée! J'avoue que je n'avais pas vraiment pris toute la mesure de l'événement avant d'être arrivé à Pékin...
L'équipe d'encadrement était formée de profs de chinois et de représentants du bureau de l'éducation, tous réellement sympathiques et aux petits soins avec les 50 candidats issus de 21 pays que nous étions.
Le premier soir, après une petite douche, je suis allée rejoindre les autres candidats déjà arrivés, qui étaient relativement peu nombreux. La majorité d'entre eux étaient musulmans, donc nous avons tous eu droit à un repas hallal et à une petite discussion fort sympathique, notamment avec deux candidates malaises adorables (avec qui je devais passer la plus grande partie de mon temps pas la suite), dont l'une était musulmane et l'autre bouddhiste. Nous expliquions chacun notre tour quelle était notre religion (on a même eu un mormon) avec les interdits alimentaires dont elle s'accompagnait, et quand ce fut mon tour, j'annonçai que j'étais athée.
Alors, ma copine bouddhiste au look garçon manqué s'exclama : "C'est génial, tu peux manger tout ce que tu veux!"
Et il faut dire que je ne m'en suis pas privée pendant tout le voyage.
Suite au prochain épisode.
18 septembre 2006
Simili-pizza aux courgettes
Encore un moyen de faire manger des courgettes aux récalcitrants! Je ne parle pas de mon homme, qui mange pratiquement de tout, à présent...

Ingrédients:
- 2 courgettes
- 25 cl de coulis de tomate
- 1/2 gousse d'ail hachée
- 3 feuilles de brick
- bûche de chèvre
- gruyère râpé
- herbes de Provence, origan, sel, poivre, huile d'olive
Hacher les courgettes. Les faire revenir quelques minutes dans un peu d'huile d'olive avec sel, poivre et herbes de Provence. Ajouter l'ail et le coulis de tomate, laisser encore quelques minutes sur le feu.
Disposer les trois feuilles de brick au fond d'un moule à tarte. Verser la préparation aux courgettes. Parsemer de rondelles de chèvre, de gruyère râpé et d'origan. Mettre à four chaud environ 20 minutes.
Le pont du chinois I
Je continue à jouer les anciennes combattantes, en vous racontant cette aventure qui m'est arrivée en 2002. C'est Mamina qui m'y a fait penser avec son histoire sur Bocuse (je crois que tout le monde l'envie, il suffit de voir le nombre de commentaires). Je vous livrerai l'histoire en feuilleton, les posts seront moins longs, ça me permettra de me reposer les mains, et d'intercaler une ou deux recettes.
2002 : l'été de la chance. C'était le 27 mai, jour de mon anniversaire. Je venais de trouver un boulot pour l'été, qui s'avéra être à la fois le job le plus idiot et le plus intéressant qu'on puisse trouver. Je vous explique : j'avais été engagée comme hôtesse d'accueil/agent de sécurité (sic) par une société de sécurité pour le festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence, à deux pas de notre studio d'étudiants, et je devais commencer le 1er juin.
Mon travail consistait à ne pas accueillir les gens : j'étais devant un bâtiment, en uniforme d'hôtesse. Forcément les gens s'approchaient pour demander ce qu'il y avait à visiter, et je devais leur répondre qu'il n'y avait rien à voir et que l'entrée était interdite...
Evidemment, si je n'avais pas été là, personne n'aurait pensé à entrer... De temps en temps, il fallait que je fasse une ronde avec des vrais agents de sécurité (dont un vrai abruti, qui essayait toujours de trouver un prétexte pour remettre mon badge en place...), avec un talkie-walkie, des chaussures à talons et une jupe droite, très pratiques pour empêcher des individus mal intentionnés de commettre un quelconque forfait. Une fois même, il avait fallu que j'aille, toujours vêtue de la même manière, dans la cambrousse pour surveiller un site où tous les autres employés (y compris pour l'entretien et la restauration) étaient des hommes.
Ce travail était donc complètement inutile et stupide, mais son côté intéressant, c'est que je ne fus pas la seule à remarquer son inutilité et sa stupidité : ceux qui m'avaient embauchée aussi se rendirent compte que ce qu'il leur fallait, c'était justement des hommes. Donc, après un mois de "travail" (j'avais le droit de m'asseoir et de faire des mots croisés ou de lire, c'est déjà ça), je n'ai plus rien eu à faire. Et comme j'avais signé un contrat de deux mois, j'ai eu droit à un mois de salaire pour rester chez moi! Si c'est pas un super boulot, ça?
Mais revenons avant que je ne commence le travail, le 27 mai. Je reçois un coup de fil, rien de bien étonnant en un tel jour, et je m'empresse de répondre. C'était le lecteur de chinois de la Fac qui m'appelait, pour savoir si, par hasard, cela m'intéresserait de partir douze jours en Chine au mois d'août, tous frais payés? parce que le gouvernement chinois a organisé un concours et nous devons présenter un de nos étudiants, et nous avons pensé que vous étiez la meilleure pour y participer.... Ma modestie en prit un coup, car je pensais qu'il y avait au moins un élève meilleur que moi, mais il avait dépassé l'âge autorisé pour participer. Il faut dire que nous n'étions pas extrêmement nombreux, et il n'était pas rare, quand les cours avaient lieu tôt le matin, que la classe se limitât à deux ou trois élèves.
Après une très longue hésitation d'un dixième de seconde, j'acceptai de représenter mon université et mon pays au grand concours "Pont du chinois".
Mon prof (c'est affreux, je ne me rappelle plus son nom, le seul qui me vienne à l'esprit, c'est Gao Wende, un prof imaginaire de la méthode de chinois du Cned), m'expliqua tout plus en détails : ce serait un concours en trois parties, avec des bourses d'études à la clé (je casse tout de suite le suspense, je n'ai rien gagné). Il faudrait d'abord répondre à des questions sur la culture chinoise, puis réciter un petit speech, et ensuite, présenter quelque chose en rapport avec la Chine : démonstration de kung-fu, calligraphie, danse, exécution d'un morceau de musique etc...
J'avais pris des cours de calligraphie l'année précédente et j'adorais ça (c'est dommage que je n'en fasse plus), mais même si mon prof m'avait gratifié d'un "Lu Fanni, tu n'écris pas comme une occidentale", ce qui était un énorme compliment (bien évidemment, j'aurais préféré qu'il dise que j'écrivais comme une chinoise, mais ce n'était malheureusement, et objectivement, pas le cas) je ne me sentais pas capable d'écrire devant tout le monde, d'autant plus que parmi les autres candidats, il y aurait des japonais bien plus à même de produire une belle calligraphie.
Je décidai donc de chanter une chanson que j'avais apprise en troisième, Xiaofang, qui raconte les adieux d'un jeune lettré à la jeune paysanne qu'il a aimée lors de sa "rééducation" à la campagne.
Pendant le mois de juin, je profitais de mon boulot nul pour réviser les questions de culture générale, pour remplir toutes les formalités (visa, documents à remplir pour le Hanban, l'organisme en charge de promouvoir l'apprentissage du chinois...), et même de répondre à une interview!
Suite au prochain épisode.
Poêlée de chou au poulet et saucisse fumée
J'aime bien couper tous mes aliments en petits morceaux à la chinoise, même quand je fais des plats pas très exotiques; la cuisson est plus rapide, j'ai l'impression qu'on peut manger plus varié (beaucoup d'ingrédients en petite quantité dans un seul plat), et c'est aussi plus facile de faire manger des légumes à mon homme ainsi (un steak avec des épinards à côté, non, des petits bouts de boeuf mélangés à des épinards avec du curry, oui!).
C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'y a quasiment jamais de restes ou de gaspillage chez moi, j'utilise toujours de petites quantités, et si je vois qu'il me reste une seule escalope, un peu de thon en boîte, un bol de riz cuit, des carottes râpées ou tout autre ingrédient, je m'arrange pour cuisiner un plat qui intègre cet ingrédient.
Aujourd'hui, il me restait une escalope, un bout de chou, et la moitié d'une petite boîte de champignons de Paris, et voilà donc le sort que je leur ai fait subir :

Ingrédients (pour deux) :
- une escalope de poulet
- une saucisse fumée
- environ le tiers d'un chou blanc
- un petit bol de champignons de Paris
- sauce soja (chinoise ou Maggi)
- 1/2 gousse d'ail hachée
- poivre
- gingembre en poudre
Précuire la saucisse comme indiqué sur le paquet (ou par le boucher, c'est mieux, évidemment!). Découper le poulet en lamelles, hacher finement le chou. Découper la saucisse en rondelles (enfin, je pense que ce serait mieux en demi-rondelles, comme ça pas besoin de découper dans son assiette).
Faire revenir le poulet dans un peu d'huile. Ajouter la saucisse. Arroser de quelques gouttes de sauce soja. Ajouter les champignons. Remuer quelques instants. Ajouter le chou. Poivrer, saupoudrer de gingembre. Laisser deux à trois minutes sur le feu, puis ajouter un petit verre d'eau et l'ail. Quand le chou est translucide et le jus presque évaporé, c'est prêt.
On peut servir avec du riz, des pommes de terres à l'eau, ou s'en servir d'accompagnement pour des nouilles chinoises (moi j'avais de la purée à finir, ce n'est pas ce qui convient le mieux).
