Xihongshi

21 octobre 2009

De retour...

... mais pas pour longtemps !

J'avoue que je n'ai pas vraiment le temps de tenir ce blog à jour, je préfère m'occuper de ma fille, et travailler !

Il y a donc peu de chances que je publie de nouveaux posts à l'avenir.

Au revoir, comme disait l'autre.

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30 novembre 2008

Les envies.... la suite

Je n'ai pas encore repris le réflexe de photographier mes plats, de toute façon en ce moment, je n'innove pas...

Enfin si, j'innove un peu, mais je ne suis pas sûre que ça plaise à tout le monde, ni même à qui que ce soit (encore que ma salade tomates-avocats-pamplemousse-kiwi ait fait l'unanimité, alors que certains avaient des a priori défavorables).

Parce que bon, niveau envies bizarres, ça continue. Et je me rends compte que j'en avais oublié la dernière fois.

Par exemple, dans le côté "pas envie du tout", j'ai commencé par détester les yaourts qui avaient le mauvais goût d'être à autre chose qu'au yaourt. J'ai douté de la date de péremption de ceux achetés par l'homme, dans des jolis pots en terre cuite (que j'ai appréciés, eux) avec des parfums type noisette, chocolat... Et même sans parler de chocolat ou autre ingrédient un peu lourd, j'étais incapable d'avaler la moindre cuillerée de yaourt à la fraise ou à l'abricot.

J'ai eu envie de Toblerone, mais à peine avais-je croqué un triangle que je m'écriai : Beurk ! Il est périmé ! C'est immangeable !... Ce qui n'a pas posé le moindre problème à l'homme, qui a pu avaler tout le reste.

J'ai aussi fait une fixation sur le poisson à la bordelaise, vous savez, le poisson congelé que les parents aimaient bien faire quand on était petit, et que personnellement je n'avais plus mangé depuis au moins 10 ans... ben là, ça a été une fois tous les deux-trois jours pendant deux semaines.

J'ai aussi voulu manger des raviolis en boîte. Bon, l'envie est vite passée : j'ai ouvert la boîte, je l'ai fait gratiner au four avec du gruyère râpé, nous nous sommes attablés, nous avons mangé pour en arriver à la conclusion que les raviolis en boîte, c'est vraiment dégueulasse, et qu'on avait bien raison de ne jamais en manger !

J'ai eu une période pâté, au petit-déj et au goûter surtout, mais j'ai vite arrêté de peur de prendre trop de poids (oui, on nous stresse, nous pauvres femmes enceintes, alors que finalement je n'ai presque pas grossi, 6-7 kg en 8 mois, c'est pas énorme, mais faut dire que j'avais quelques réserves au départ... qui se sont déplacées au niveau de mon abdomen de manière assez impressionnante, il faut bien l'avouer).

J'ai mangé beaucoup de réglisses, mais ça ce n'était pas de ma faute, mais celle Halloween, parce que j'attendais des hordes de petits voisins ensanglantés, et tout ce que j'ai eu, c'est un groupe de 4 petites filles... Il a donc fallu que quelqu'un se dévoue pour manger les rouleaux (même si j'ai été maligne sur ce coup-là, j'en ai apporté une bonne partie chez mon frère).

Après la période 4 kiwis par jour minimum, j'ai eu désespérément envie de sorbet à la pêche. Eh bien, il faut savoir que ce n'est pas facile à trouver en cette saison, et que je me suis donc retrouvée avec du sorbet à l'abricot, un peu déçue quand même mais pas désespérée (ma période "je fonds en larme à la moindre contrariété" étant heureusement terminée depuis quelques semaines).

J'ai eu quelques envies impossibles à assouvir pour cause de "on ne sait jamais, normalement ça ne craint pas, mais faut pas prendre de risques", notamment quand mon frère m'a ramené un quart de St-Nectaire fermier, le meilleur fromage du monde, de chez mes grands-parents... Ou quand j'aurais bien réessayé le petit-déjeuner tardif qu'on prenait avec mon père au retour du marché de La Teste, à savoir des huîtres et des samoussas (bon, les samoussas, j'aurais pu, mais sans les huîtres, c'est moins marrant). D'ailleurs, j'ai fait savoir à mon homme que j'aimerais bien qu'il me ramène une bonne demi-douzaine d'huîtres bien grasses et du roquefort (parce qu'ici il est impossible de trouver un bon St-Nectaire) pour mon premier petit-déjeuner à la maternité, mais je crois qu'il ne m'a pas prise au sérieux, le bougre.

Et j'ai trouvé un nouveau truc avant-hier, un truc en plus, un truc tabou... roulements de tambour... le sandwich brie-confiture de framboise, avec beaucoup de brie (au lait pasteurisé of course) et beaucoup de confiture (avec des petits pépins qui croquent sous la dent). C'est tout simplement fabuleux. Sauf que la pointe de brie n'a duré qu'une journée. Heureusement il me reste de la confiture. Je sens que le gouda va y passer.

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31 octobre 2008

Kiwis ! Kiwis ! Kiwis !

Non, ce n'est pas un hommage à la Nouvelle-Zélande que je vais écrire ici, je compte simplement partager avec vous mes envies de femme enceinte !

En fait, au départ, je n'y croyais pas trop à ces fameuses envies de fraises au milieu de la nuit, je pensais que c'était psychologique, que c'était exagéré etc...

Et puis j'ai préparé un beau buffet asiatique pour l'anniversaire de mon homme. Et je n'ai presque rien mangé (les nausées matinales, c'était plutôt le soir pour moi, même si heureusement, c'étaient simplement des nausées, qui ne sont pas allées "jusqu'au bout"...). J'ai caché mon assiette remplie de fraisier pour que personne ne s'aperçoive que je l'avais laissé intact (on ne l'avait pas encore dit à notre entourage), parce que même si je ne raffole pas du fraisier, comme je suis bien élevée, je mange ce qu'il y a dans mon assiette.

Et le lendemain, et le surlendemain, je me suis jetée sur les pousses de soja restantes comme la vérole sur le bas-clergé (j'adore cette expression !), je me suis même fait des sandwiches avocat-soja, comme ça, sans rien d'autre.

Toujours à cause des nausées, pensai-je, mes repas ont consisté en purée-jambon (avec différents légumes), coquillettes au beurre, vermicelles au bouillon, pendant de longues semaines (enfin, surtout longues pour l'homme).

Et puis, j'ai commencé à boire du jus de tomate. Tous les jours. Avec beaucoup de tabasco et du sel au céleri. Jusqu'à ce que je ne puisse plus du tout le supporter.

Et à ajouter du ketchup épicé dans tous mes plats.

Et à ne plus supporter du tout le chocolat.

Ni la salade (j'ai même recraché de la roquette dans la poubelle).

Un soir je suis allée faire les courses pour le dîner, et quand j'ai vidé mon cabas, j'ai découvert : une bouteille de jus de carotte, une boîte de "bébés carottes", de la purée de carotte surgelée, et c'est à peu près tout. J'ai ouvert la bouteille de jus, j'en ai bu à peu près un tiers cul sec, et je n'y ai plus jamais touché.

J'ai aussi eu une passion dévorante pour les filet o'fish de MacDo. Je salivais dès qu'on passait devant le fast-food. Alors que j'étais incapable de cuisiner du poisson parce que ça sentait trop fort (j'avais du mal avec la viande rouge aussi...).

J'ai eu une période Cacolac. Et c'était casse-pied, parce qu'il n'y en a pas dans tous les bars.

Je suis allée voir Kung-fu Panda au cinéma. Et je suis ressortie en courant à la fin du film pour acheter un banh bao (une brioche à la vapeur fourrée à la viande, entre autres). Et il n'y en avait pas. Le lendemain, j'ai réussi à en acheter un au marché. Les jours suivants j'ai testé ceux du resto vietnamien où je vais le plus souvent, et ceux de la galerie marchande de l'hypermarché du coin (les meilleurs, j'en salive encore). Et quatre jours après, ça allait mieux.

Et j'ai re-aimé le chocolat. Comme ça, d'un coup, un après-midi. J'ai envoyé l'homme acheter du chocolat au lait aux noisettes entières. Et il a ramené du chocolat au lait aux éclats de noisette. Je n'ai pas pleuré.

Je n'ai pas pleuré non plus quand on m'a dit qu'il n'y avait plus de tagine de veau aux artichauts, pourtant j'étais allée au resto quasiment pour ça.

Et en ce moment, ma passion, mon vice : les kiwis.

Au petit-déjeuner et au dessert. Et j'ai parfois envie de ne manger que ça. Et c'était le cas ce midi. J'ai quand même mangé mes spaghetti, puis j'en ai mangé... quatre. Et maintenant j'ai mal à l'estomac.

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12 octobre 2008

Parasitée !

Non, ce titre énigmatique ne dissimule ni un tag ni un ténia, mais une petite histoire...

Figurez-vous que l'homme et moi-même, après plusieurs années d'entraînement assez intensif (nous faisons partie de ces couples voués à l'échec qui se sont rencontrés bien trop jeunes, à savoir 15 ans pour moi et 18 pour lui...), avons décidé de pratiquer pour de vrai et sans protection.

Et après plusieurs mois d'entraînement tout aussi intensif, en conditions réelles, mais sans résultats tangibles, nous avons enfin réussi...

C'était, selon les estimations de plusieurs spécialistes, le 24 mars, date mémorable s'il en est, qui a vu... rien du tout a priori (y-a-t-il eu un événement important un 24 mars ? pffff... ai-je envie de vous répondre les épaules tombantes et les yeux levés vers le ciel).

Ce qui veut dire, que, si tout continue à bien se passer, le 24 décembre devrait être une date encore plus mémorable, pour nous surtout, quoiqu'il me semble qu'un événement d'importance a lieu tous les 24 décembre depuis deux millénaires pour une communauté plus large que nos deux familles et amis réunis, mais lequel ? mystère...

Enfin, c'est le jour où devrait s'époumoner pour la première fois le fruit de nos entrailles... alléluia, fruit qui est en partie la raison de mon laconisme des derniers mois sur ce blog.

Quant à ceux qui s'étonneraient toujours de mon titre peu poétique, j'aimerais leur demander comment on appelle un organisme qui s'installe dans un autre, lui pique sa bouffe et tous ses nutriments, le rend malade et dans l'incapacité presque totale de se soigner, l'empêche de dormir et/ou de se réveiller, et finit par le déchirer en des endroits peu nommables ici avant de s'installer dans sa maison pendant 18 ans si on a de la chance, 42 si on en a moins ?

Et pouvez-vous me dire comment on appelle deux inconscients qui décident sciemment d'introduire ce parasite dans le corps d'un des deux (généralement celui ayant les plus gros seins) ?

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11 octobre 2008

Côtes de porc, damier de polenta et sauce aux chanterelles

Mine de rien, les champignons, c'est super économique, on voit un gros prix affiché au kilo, mais avec une seule poignée, on peut se régaler !

Après ces paroles hautement philosophiques, une recette qui m'a bien fait plaisir (c'était par ailleurs la première fois que je faisais de la polenta, à recommencer).

Ma photo n'est pas terrible (trop de bleu), désolée...

M_lanie_et_Niall_22_ao_t_2008_028

Pour deux :

- deux côtes de porc
- de la polenta
- une poignée de chanterelles
- une grosse poignée de tomates cerise
- de la sauce Maggi
- une demi briquette de crème liquide
- une cuillère à soupe de sauce tomate un peu grasse (sublime de tomate, caviar de tomates, pesto rosso)
- une belle échalote
- sel, beaucoup de poivre, un peu d'huile

Bien nettoyer les chanterelles et couper les plus grosses en deux. Préparer la polenta comme indiqué sur le paquet. En verser la moitié sur une plaque couverte de papier sulfurisé, mélanger l'autre moitié avec la sauce tomate, puis la verser sur la plaque. Mettre la plaque dans un four tiède en attendant de servir.

Emincer l'échalote. Couper les tomates cerise en deux. Faire dorer les côtes de porc salées et poivrées dans une grande poêle, ajouter les tomates, les chanterelles et l'échalote. Quand les côtes de porc sont cuites (et ont bien rendu leur jus), les retirer de la poêle. Ajouter la sauce Maggi, la crème, ldu sel et du poivre si nécessaire, et laisser réduire quelques minutes.

Pendant ce temps, découper des carrés de polenta. Pour le dressage, faire un damier en alternant carré jaune, carré orange, puis déposer une côte de porc et sa garniture.

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10 octobre 2008

Merci à un lecteur !

... et aux autres aussi, d'ailleurs, mais comme j'ai eu droit à un commentaire très intéressant de Grandchef ce matin, et que vous ne lisez pas forcément les commentaires, je vous le copie ici, ça n'intéressera sans doute pas  que moi :

En plus des miscellanées et de Desproges, incontournables il est vrai, voici ce qui orne la bibliothèque de mes toilettes, ça peut te donner des idées aussi:

- Un Saint par jour (je cite:" pour chaque jour, le portrait d'un saint en guise de nourriture spirituelle"), Jean Mathieu-Rosay, Marabout; pas mal d'anecdotes sympas, sur les tortures, les cultes et les familles des saints.

- Lire aux cabinets, Henry Miller, éditions Allia, histoire de conceptualiser tout ça

-Le tour de France par deux enfants, (devoir et patrie), par G. Bruno (lauréat de l'Académie française), best-seller intemporel, avec illustrations et cartes

-Proverbes africains, Mwamba Cabakulu, rangés par thèmes, avec précision de la région d'origine, et traduction (exemple: "le petit rat ne tète pas les mamelles du porc-épic", Beti, Cameroun: on ne se mêle pas des affaires des autres).

-et toute une collection de mini livres First Editions (qu'on trouve aux caisses des librairies), avec un grand choix selon les goûts personnels; par exemple, chez moi, on trouve: Dieux et héros de la mythologie, les grands compositeurs, les grands personnages de la bible, les grandes femmes de l'histoire, rois de France...

Merci Grandchef

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Que lire aux toilettes ? La suite...

J'ai encore déballé des cartons de livres (je les aime, mais ils sont encombrants) et dû me rendre à l'évidence : il me manque encore de la place !

Donc certains bouquins se sont naturellement retrouvés aux toilettes avec ceux-ci. En voici la liste, ce qui peut toujours vous donner des idées de lecture (ou d'ameublement de vos propres commodités) En revanche, contrairement aux précédents, ils n'ont pas tous une couverture blanche ou grise...

- Fonds de tiroir : quelques textes de Desproges

- Je suis un être exquis : pareil, mais de Jean Yanne

- Testez votre mémoire : à réserver aux grosses commissions, si vous me permettez l'expression, parce qu'il faut faire le test, puis le corriger, donc ça prend du temps.

- Les Miscellanées et Les Miscellanées Culinaires du Docteur Schott : deux ouvrages qu'on ne présente plus et qui sont parfaits pour un feuilletage rapide

- The 17th National Congress of The Communist Party of China (Special Edition) : avec une magnifique couverture dorée, et la photo + le CV d'un certain nombre de dirigeants. Oui, moi, ça me fait rire (et puis je ne savais pas très bien où le mettre, et le lieu m'a semblé approprié). On va voir si j'obtiens encore des visas pour la Chine après avoir commis ce crime de lèse-majesté...

- Mes remèdes de grand-mère (splendide édition France Loisirs...) : on continue dans le comique avec ce livre hilarant, qui s'il était présent dans chaque foyer français, ferait le bonheur de tous les vignerons et de toutes les cirrhoses de l'Hexagone, car les deux tiers de ces recettes font appel à la plus hygiénique des boissons. Le meilleur, l'article sur la déprime de l'adulte, qui donne un conseil que je ne résiste pas à vous livrer dans son intégralité : Buvez une coupe de champagne matin et soir avant les repas. La dépression s'atténuera. (tu m'étonnes !)

D'ailleurs, d'après cet étonnant ouvrage, le vin blanc est un diurétique qui soigne aussi les hémorroïdes et les engourdissements, le vin rouge guérit les hématomes, le Médoc est parfait pour la convalescence, le Gaillac blanc pour la mauvaise humeur, le Côtes-du-Rhône pour la grippe, le Bourgogne pour l'insuffisance cardiaque, et le champagne est une réelle panacée : carence en fer, coup de froid, insomnie, mauvaise humeur...

Je n'ai rien contre le vin (je serais même plutôt pour) mais conseiller à un dépressif de picoler, je trouve quand même ça limite...

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09 octobre 2008

Aubergines blanches farcies façon provençale

Je n'habite plus en plein centre ville, et donc fini pour moi la volée d'escaliers à descendre pour aller au marché, mais j'ai quand même la chance qu'un marché plus petit soit organisé le vendredi matin dans mon quartier (à une volée d'escaliers + deux minutes de marche !).

Et sur ce marché, j'ai trouvé de jolies aubergines d'un blanc appétissant :

M_lanie_et_Niall_22_ao_t_2008_019

Et j'ai fouillé dans mes placards à la recherche d'une idée pour les accompagner.

Pour deux petites aubergines :

- une boîte de thon au naturel (moyenne)
- une cuillère à café de tapenade
- un peu de fromage râpé
- de la chapelure

Surtout pas de sel, mais une bonne pincée de poivre !

M_lanie_et_Niall_22_ao_t_2008_023

Préchauffer le four à 200°. Laver les aubergines et les couper en deux dans le sens de la longueur. Mélanger tous les autres ingrédients ensemble. Gratter un peu la surface des moitiés d'aubergine. Les remplir du mélange et enfourner pendant une petite demi-heure environ.

****

J'ai fait une découverte extraordinaire il y a peu (ne vous moquez pas de moi, je sais que ce que je vais dire n'est pas si révolutionnaire que ça...) : j'ai mis un peu d'eau de fleur d'oranger dans mon yahourt nature tout bête, eh bien je crois que c'était le meilleur yahourt que j'aie jamais mangé !

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08 octobre 2008

Nouilles chinoises aux aubergines et viande hachée (et une idée lecture en prime !)

Encore une recette de nouilles asiatiques ! Mais il faut bien dire qu'elles ont l'avantage de cuire très vite et de pouvoir être accompagnées de pratiquement n'importe quoi...

Et quand on est pressé, fatigué, et qu'on n'a pas envie de cuisiner, on tombe dessus, on se dit qu'on va rajouter un peu de ci, un peu de ça, et on finit avec un vrai bon petit plat plein de bonnes choses.

Et pendant que j'y suis, je vais vous parler d'un de mes coups de coeur lecture du moment : Qiu Xiaolong ! Un auteur de polars chinois émigré aux Etats-Unis, dont le héros, l'inspecteur Chen, est assez caractéristique du "flou" à la chinoise...

Je m'explique : c'est un érudit passionné de littérature classique chinoise et de poésie (chinoise et américaine), qui a fait des études de lettre, traduit des romans policiers américains, a fait un mémoire sur TS Eliot, fait partie de l'Association des Ecrivains (en Chine, pour être écrivain, il faut en faire partie, c'est assez codifié), qui pour des raisons politiques n'a pas pu intégrer une carrière diplomatique, a dû entrer à contrecoeur dans la police, mais qui, suite aux revirements politiques (arrivée de Deng Xiaoping au pouvoir), se retrouve à un bon poste, celui d'Inspecteur principal aux Affaires spéciales de la police de Shanghai. Il fait parti du Parti, a une vieille mère qui n'attend qu'une chose, qu'il se marie, des amis et des relations dans plusieurs milieux (politique, arts, affaires, mais aussi avec des "petits gens"...), passe son temps à citer des poèmes et des anecdotes littéraires (évidemment, moi, je suis presque payée pour les connaître, donc ça me fait plaisir, mais ce doit aussi être sympa de découvrir tout ça), à manger des bons petits plats (un de ses meilleurs amis a un restaurant russe, et la femme de son adjoint, personnage très sympathique, est un fin cordon bleu qui travaille comme comptable dans un restaurant). Il parvient à rester intègre dans un milieu très corrompu, mais en louvoyant toujours entre les membres du Parti, les Messieurs Gros-Sous, les triades... il ne peut pas dire ouvertement ce qu'il pense, mais il se débrouille toujours pour faire ce qu'il pense juste. 

C'est extrêmement bien fait, les intrigues sont assez réalistes tout en étant passionnantes, on voit la Chine des années 90 dans toutes ses contradictions, tout en remontant dans le passé communiste (avec le vocabulaire et les slogans de chaque époque)... Les personnages secondaires sont très bien décrits et vivants, et quand on connaît les villes citées, on reconnaît les quartiers, les restaurants, les parcs... Le seul bémol que j'aurais, c'est que j'ai l'impression que sur certains des bouquins, enfin surtout dans "Visa pour Shanghai", un petit effort aurait pu être fait au niveau de la traduction, notamment pour les noms de lieu : on ne dit pas "la gare du Wuhan" mais "de Wuhan" parce que c'est une ville, en revanche c'est bien "du Fujian", et non pas "de Fujian", parce que là il s'agit d'une province... Enfin, ce ne sont que de petites erreurs, dans l'ensemble c'est très bien traduit (oui, parce qu'il y a des livres qui ne le sont vraiment pas, et cela peut gâcher le plaisir : La tête du Directeur Général, de Yamada, par exemple, est un livre passionnant, mais aussi celui parmi tous ceux que j'ai lus qui contenait le plus de coquilles et pire, de fautes de grammaire et de syntaxe proprement scandaleuses, et quasiment à chaque page...)

Et maintenant, la recette !

M_lanie_et_Niall_22_ao_t_2008_016

Pour deux :

- deux "blocs" de nouilles au blé (plus gros que d'habitude, donc vous pouvez en mettre trois !)
- environ le quart d'une aubergine
- environ 100 g de boeuf haché
- une poignées de lamelles de champignons donggu secs (*voir plus bas pour des explications botaniques plus précises...)
- la moitié d'une cébette (oignon nouveau)
- un fond de lait de coco (un tiers de boîte, ou la moitié d'une briquette)
- une dizaine de tomates cerise
- une cuillère à café de nuoc mam
- une cuillère à café de sauce soja
- une cuillère à café de pâte de curry rouge (on peut aussi mettre du curry vert, ça pique plus, mais ça plus de goût)
- une cuillère à café d'oignons frits
- un peu d'huile d'arachide
- quelques gouttes d'huile de sésame

Faire cuire les nouilles dans de l'eau bouillante. Egoutter et réserver (on peut aussi les faire cuire pendant qu'on prépare le reste.)

Couper l'aubergine en fines lamelles, la cébette en rondelles, les tomates cerise en deux. Mettre les champignons dans de l'eau chaude et hop ! deux minutes au micro-ondes. Pendant ce temps, faire revenir les aubergines dans l'huile d'arachide, quand elles commencent à changer de couleur, ajouter la viande, puis les tomates cerise, les champignons et les cébettes. Quand la viande est cuite, ajouter tout l'assaissonnement, bien remuer, puis verser le tout sur les nouilles.

* Je viens d'aller faire un tour sur google histoire de voir ce que je trouvais en me servant du nom latin : lentinus edodes (oui, c'était écrit sur le paquet... j'étais certes une grande amatrice de latin au collège et au lycée, et peut-être la seule dans mon cas, d'ailleurs, mais je ne suis pas tellement calée question champignons...), et apparemment, c'est tout bêtement des shitaké.

Alors là, je suis restée perplexe, parce que pour moi, c'étaient les xianggu (champignons parfumés), et non pas les donggu (champignons d'hiver) qui étaient des shitaké.

Donc retour sur Google, et là j'apprends que c'est une question de température de culture (le donggu et le huagu, parce que oui, il y en a un troisième, sont cultivés à température plus basse). Donc je me coucherai moins ignare ce soir et vous aussi si vous avez eu le courage de lire ces explications extrêmement confuses...

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06 octobre 2008

Salade sucrée-salée pour entrée acidulée

Une petite idée toute simple qui m'est venue en ouvrant mon frigo, et m'être dit que ça devait être sympa, des kiwis dans la salade... Après un premier essai très concluant, deuxième essai sur ma petite soeur, qui semble s'être régalée, donc je vous livre cette recette qui n'en est pas vraiment une.

Je n'ai pas fait de photo, mais les couleurs sont très appétissantes, et ça ne prend que quelques minutes à préparer.

Pour trois assiettes moyennes :

- deux tomates bien mûres (si possible tomates avec beaucoup de chair et peu de jus)
- un avocat bien mûr aussi
- un demi pamplemousse rose
- deux kiwi
- une échalote

- une cuillère à soupe d'huile de cacahuète grillée (on peut remplacer par de l'huile d'olive, de l'huile de sésame, de l'huile de noix... mais l'huile de cacahuète grillée, ça a vraiment un goût délicieux)
- une cuillère à soupe de Melflor (vinaigre d'alcool aromatisé au miel et aux plantes)
- sel et poivre

Couper les tomates, les kiwis et l'avocat en quart de rondelles (couper en deux dans un sens, puis dans l'autre, puis en rondelles... enfin, je ne sais pas si c'est très clair !). Prélever les quartiers de pamplemousse tant bien que mal, et presser ce qui reste dans le saladier... Emincer l'échalote. Mélanger tous les ingrédients, et laisser reposer une petite heure au réfrigérateur (pour que les tomates rendent bien leur jus et prennent une belle couleur).

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